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Brouiller les pistes [Garett]

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Brouiller les pistes [Garett]

Message par Invité le Ven 1 Mai - 18:10

Tic… Tic…Tic… Ce bruit stressant ne cessait pas de retentir sur la tablette des places ornant les sièges de première classe. Le vol en direction du Canada devenait vraiment énervant pour l’homme assis à côté de la jeune fille responsable de ce bruit. Elle lui tapait sur les nerfs, d’ailleurs il ne comprenait pas vraiment se qu’elle faisait là, avec sa tenue d’écolière et ses écouteurs sur les oreilles qui crachaient une musique dont seul les bases lui revenait aux oreilles. Ses ongles frappaient de manière frénétique sur sa tablette et, l’homme n’avait qu’une idée en tête : Lui arracher les ongles un part un. Non, seulement il serait soulager de ne plus entendre ce bruit énervant qui lui résonnait dans les oreilles –accentuant probablement son mal de crâne causé par la dose d’alcool qu’il avait ingurgité afin de prendre son vol en toute sérénité- et, surtout, il se disait que cela lui ferait un bien fou. Plus de vingt minutes qu’elle frappait de ses ongles, avec un côté presque insolent. Il avait vraiment envie de lui apprendre la vie. Lui, l’homme qui voyage en première classe, qui à de l’argent, et qui ne supporte pas que quelqu’un puisse le déranger. Peu importe qu’elle aussi se trouve en première classe, peut importe qu’elle puisse aussi avoir de l’argent ou des parents influents. Il devait faire savoir le fond de sa pensée. N’y tenait plus il tendit le bras vers la gamine, retira d’un coup sec les écouteurs qu’elle avait sur les oreilles et se mit à lui cracher le fond de sa pensée.

_ Ce n’est pas bientôt fini ? On ne vous a jamais appris à rester tranquille pour juste 3 heures de voyages !

Alexandra daigna lui lancer un regard. Elle le détailla un instant. Il avait tout de l’homme friqué qui, pourtant, ne devait pas sa fortune à sa seule réussite. Le genre d’homme à suivre bien gentiment les personnes influentes pour entrer dans leurs bonnes grâces et ainsi pouvoir profiter d’un mode de vie qu’il n’aurait jamais imaginé durant sa jeunesse. Le genre de personne qui l’énervait particulièrement, car il se croyait tout permis. C’était le bruit de ses ongles qui le dérangeait ? Elle ne s’en était pas rendue compte et, si il l’avait dit d’une manière plus agréable, elle se serait sûrement excusé et aurait arrêté. Mais la force n’y était pas du tout, alors effectivement elle stoppa ses mouvements, juste le temps de laisser l’homme savourer sa victoire. Il en souriait même, heureux de l’effet qu’il avait produit. Une minute, peut-être, se passa. C’était suffisant, reprenant les écouteurs entre ses mains, elle se tourna vers l’homme pour lui répondre.

_ Bon alors, écoute moi bien toutou de je ne sais quel politicien –ou homme influent- que tu doit suivre partout pour son fric en espérant en avoir au moins le tiers un jour. Le jour où tu seras disposé à faire savoir ta volonté, il se peut que je t’écoute. Mais dans l’immédiat, tu restes sur tu t’écrases dans ton fauteuil et tu me lâche, c’est clair ?

Peut-être qu’il avait répondu quelque chose, mais elle en doutait. Elle le voyait surtout s’enfoncer dans son fauteuil en s’empourprant, alors qu’elle avait déjà remis les écouteurs sur ses oreilles. Et, histoire d’en rajouter elle se remise à tapoter sur la tablette, du bout de ses ongles. Le voyage de l’homme serait sûrement le plus désagréable qu’il ait connu, et même si ce n’était pas le cas, elle se plaisait à le croire. Alex’ n’avait peut être pas un fond méchant, mais elle estimait qu’il y avait une façon de dire les choses. Et elle, savait se montrer désagréable quand elle le voulait bien. Et puis, en y réfléchissant bien, cette petite altercation arrangeait bien ses affaires.

Si cette étudiante était dans un avion menant au Canada, c’était uniquement pour brouiller les pistes de son départ. Elle avait pris un billet sous un faux nom mais, voulant faire croire qu’elle manquait d’imagination, elle avait donné le nom de jeune fille de sa mère. Elle avait également payé avec sa propre carte bleue. Bref, quand l’internat apprendrait au père d’Alex qu’elle avait disparu de la circulation, il ne mettra pas longtemps à retrouver sa trace, sans pour autant que ce soit à la porter du premier abrutit venu. Elle voulait juste laisser croire qu’elle ne s’était pas préparer à cette fuite en laissant croire qu’elle allait au canada. Une fois là bas, elle y resterait le temps de prendre une chambre d’hôtel avec sa carte, de payer quelques trucs avec. Enfin, de faire les erreurs qu’on pouvaient faire quand on à pas préparer sa fuite. Tout ça pour dire que cette altercation pouvait servir. Son père, pour son image de famille modèle, ne supporterai pas de savoir sa fille partit. Il engagera sûrement des gens qui en interrogeront d’autre. Au moins, maintenant, peut être que quelqu’un se souviendrai d’elle et pourrait confirmer sa présence dans cet avion. C’était parfait.

L’avion arriva à sa destination sans qu’elle ait vu le temps passer. Perdue dans ses pensées, sur les suites de son plan, elle n’avait pas vraiment vu les trois heures défilées. C’est assez satisfaite qu’elle quitta l’avion. Et c’est assez vite qu’elle comprit la plus grosse erreur qu’elle avait faite. Toutes ses affaires étaient restées dans une voiture qui l’attendait aux Etats-Unis –destination qu’elle reprendra sous un réel faux nom- afin de ne pas s’en encombrer inutilement. Mais, c’était sans penser que sa tenue, fournie par l’internat, était vraiment ridicule dans le froid hivernal du Canada. Remontant le col de sa chemise, sous son petit gilet en laine, et tentant de descendre au maximum sa juste toujours trop courte, elle se dépêcha de sortir de l’aéroport pour attraper le premier taxi qui lui tomberai sous le nez. L’idée était assez simple en réalité : Trouver une boutique de vêtement et acheter de quoi ne pas mourir de froid.

Une fois en ville, elle se fit déposer devant le premier magasin de fringue qu’elle voyait. Donnant l’argent au chauffeur, elle descendit et se précipita en direction de l’entrée. Elle devait avoir dix mètres à faire. Mais à peine était-elle sortit qu’elle fut saisi d’un froid qu’elle ne connaissait pas. Punaise, il faisait vraiment froid dans ce pays ! Pas grave, elle décida de courir. Mais alors, déjà pour commencer, Alexandra était connu pour toutes les tuiles qui pouvaient lui arriver. Et pour finir, vous avez déjà essayé de courir sur un sol glissant avec des souliers ? La finalité de toute cette histoire fut sans appel. La jeune fille dérapa, elle essaya de se rattraper à une de ces boîte lettre cubique poser au milieu d’un trottoir, sa main glissa sur cette face gelée, elle fini par chuter vers l’avant. La tête d’Alex cogna sur l’arrête de la boîte au lettre, au niveau de l’arcade, et finit son chemin sur la neige. Se redressant de manière à être sur les genoux, elle passa sa main au dessus de son œil et s’aperçut qu’un filet de sang s’en échappait. Bon, elle grimaçait parce que ça faisait un mal de chien, mais elle n’avait pas lieu de s’alarmer. La tête, le visage, étaient connus pour saigner facilement et abondamment. N’empêche, qu’un peu sonné, elle resta sur les genoux en oubliant temporairement le froid qui était en train de lui glacer les jambes…


_ Je deteste cette ville ! laissa t-elle échapper dans un grognement

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Garett Sonam le Ven 1 Mai - 21:52

    Garett avait passé plusieurs jours à Montréal durant lesquels il avait rencontré Ashley, jeune hybride qu'il comptait bien adopter. Mais voilà, il devait d'abord la présenter à Kate, sa femme. Il savait qu'elle l'aimerait tout de suite mais malgré cela, il ne pouvait pas s'empêcher de se demander si sa femme ne trouverait pas qu'il lui forçait la main et ça, Garett ne le voulait pas.
    Aussi c'est pour ça qu'ils avaient décidés d'attendre avant de présenter Ashley à Kate. Dans un premier temps, le vampire et la jeune hybride avaient donc décidé que Garett rentrerait seul en Alaska, et parlerait de Ashley à Kate dés qu'il sentirait qu'il en serait capable. Après, il devait venir chercher Ashley à Québec, ville qu'elle avait toujours voulut aller voir. Elle allait donc profiter de cette occasion pour voir cette ville tandis que Garett allait parler à sa femme.
    Ils s'étaient donc tous deux dirigés vers Québec, un peu plus à l'Est que Montréal, encore un peu plus loin de l'endroit où Garett habitait. Mais ce n'était pas grave, à l'allure à laquelle il courrait, quelques centaines de kilomètres ne faisaient pas une énorme différence. En revanche, Ashley courrait nettement moins vite, aussi ils mirent deux fois plus de temps pour se rendre de Montréal à Québec que Garett aurait mit s'il s'y était rendu tout seul.
    Mais cela n'avait pas d'importance, le vampire était trop heureux d'être avec Ashley. Ils avaient beaucoup échangés durant ce voyage, parlant de l'adaptation au régime végétarien de la jeune hybride qui serait surement dur. Il ne voulait pas lui cacher et elle le savait aussi bien elle-même. Il lui avait donc détaillé ce qu'elle allait endurer, ce serait comme cette nuit là, dans la ruelle, mais cela deviendrait son pain quotidien.
    Il avait peur de la faire fuir mais elle devait absolument savoir ce qu'elle allait ressentir, ce n'était pas possible qu'elle vienne pour craquer au bout de quelques semaines. Cela leur ferait à tous plus de mal que de bien. Mais visiblement Ashley était des plus motivées et Garett sentait qu'il n'y aurait pas plus de problème avec ça qu'il ne pouvait s'attendre à en rencontrer.
    Ils arrivèrent finalement à Québec Garett paya une chambre d'hôtel pour une semaine à Ashley. En effet, il n'avait aucune idée de combien de temps il mettrait pour finalement oser avouer à sa femme ce qui s'était passé à Montréal. Il préférait prévoir large plutôt que de laisser Ashley, celle qu'il considérait comme sa nouvelle fille, à la rue. En fin d'après-midi, Garett avait décidé de partir pour rejoindre finalement l'Alaska. Il dit au revoir à Ashley et partit.
    Il sortit de l'hôtel où il avait loué la chambre et commença à emprunter les rues de Québec pour sortir de la ville. Il devait rejoindre une forêt pour pouvoir reprendre une allure de course vampirique et pour pouvoir rejoindre au plus vite l'Alaska. Car sa femme lui manquait et la culpabilité de faire une telle chose dans son dos le rongeait intérieurement. Il savait que plus vite il lui en parlerait, et plus vite il se sentirait mieux. D'un autre côté, comment dire ça à sa femme ? Il ne pouvait pas arriver, lui dire bonjour et enchainer en disant "Ah tiens au fait j'ai rencontré une hybride et j'ai décidé de l'adopter, ça te dérange ? Ah au fait, tu as vu ces super partitions que j'ai acheté à Montréal ?".
    Non, c'était inimaginable. Il continuait à traverser Québec, ne sachant que vaguement vers où il se dirigeait. De toute façon, tous les chemins mènent à Rome comme on dit, et c'est particulièrement vrai pour un vampire qui peut courir beaucoup plus vite que les humains. Il se retrouva ainsi dans une rue commerçante où il y avait une foule inimaginable.
    Décidément, le Canada était un pays parfait pour les vampires. Depuis les quelques jours qu'il était là, Garett n'avait pas vu une seule fois le soleil pointer le bout de son nez et cette journée là ne faisait pas exception à la règle, heureusement d'ailleurs.
    Il continuait à marcher en direction de la sortie de la ville, essayant de se faire remarquer le moins possible, chose ratée, en effet, tous les humains avaient les yeux fixés sur lui quand il marchait. Spécialement les humaines d'ailleurs. C'était un fait, il plaisait, en plus de sa beauté si froide mais si irréelle et si attirante, il avait une carrure d'athlète qui visiblement attirait les filles Canadiennes. Garett soupira légèrement, las de se faire remarquer de la sorte dés qu'il allait quelque part. Il n'avait rien demandé lui, après tout.
    Mais soudain, une pensée vint le frapper de plein fouet. Il regarda la façon dont il était habillé.. Il se rendit compte qu'il était vêtu d'un simple chemisier qui était léger et qui n'avait pas de manches.. Il comprenait à présent pourquoi tous les passants - même les hommes - le regardait d'un air ahuri. Il devait faire un froid de canard à en juger par les Québecois autour de lui qui portaient tous des manteaux, des écharpes, des gants..
    Garett se sentit soudain stupide. Il devait absolument apprendre à ne pas se faire remarquer parmi les humains. Il était vrai que, passant tout son temps à Denali avec d'autres vampires, avec sa famille, il avait vite perdu l'habitude de devoir cacher sa véritable nature, sa beauté, sa résistance au froid, la blancheur de sa peau et la dureté de sa peau..
    Il se dit donc qu'il valait mieux pour lui, s'il ne voulait pas se faire remarquer - ce qui était le cas - qu'il mette un manteau. Heureusement pour lui, il était dans une rue commerçante. Il entra donc dans le premier magasin qu'il vit et referma la porte derrière lui. Il eut de nouveau droit aux regards ahuris des clients et des vendeurs qui ne semblaient pas comprendre comment il avait put survivre en chemisier par un froid pareil.
    Garett, les ignorant royalement, s'avança dans les rayons, à la recherche d'un manteau. Il trouva finalement le rayon qu'il cherchait et vit une fille qui avait visiblement les mêmes achats à faire. En effet, cette humaine - car il avait aussitôt senti son odeur si attirante pour lui - semblait elle aussi à la recherche de vêtements chauds. Et il comprenait pourquoi en voyant l'uniforme de lycée américain qu'elle portait à ce moment là.
    Elle lui tournait le dos et Garett ne fit plus attention à elle, occupé à regarder les manteaux exposés dans le rayon. Il en vit un assez grand pour lui, et qui passerait inaperçu, juste à côté de la jeune humaine. Il s'en approcha et tenta de l'attraper quand soudain, la jeune femme, le nez plongé dans ses articles, se retourna et tenta de passer. Malheureusement elle n'avait pas vu Garett et se cogna en plein contre lui.
    La jeune humaine fut projeté en arrière assez violemment et tomba au sol lourdement. C'était bien la veine de Garett, elle avait sans doute dû se rendre compte de la dureté de sa peau en se cognant contre. Il était néanmoins très embarrassé de l'avoir fait tombé comme ça, même s'il ne l'avait vraiment pas fait exprès. Il dit, assez gêné :


    - Oh, vraiment désolé.. Je ne vous avais pas vu..

    En réalité, c'était à elle de s'excuser, mais bon, c'était quand même elle qui était tombée. De plus, elle avait dû se rendre que quelque chose était bizarre chez lui en le heurtant de plein fouet et il devait se montrer au moins courtois, pour minimiser ses doutes. Il reposa le manteau qu'il avait pris et lui tendit sa main. Quand soudain il se rendit compte que sa main était glacée et que ce serait aussi bizarre.
    Trop tard, elle lui avait pris et se relevait en se frottant les fesses. Garett se sentait très gêné, surtout que tous les clients et mêmes quelques vendeurs les fixaient. Ils devaient se demander comment la jeune fille s'était retrouvée par-terre. Garett, cherchant à éviter ces regards, se baissa et ramassa les vêtements de la jeune fille.
    Puis il repensa au fait que sa main froide pouvait s'expliquer par le froid qu'il faisait dehors, elle ne le contredirait surement pas au cas où, et si elle lui faisait une remarque sur la dureté de sa peau, il pouvait toujours lui dire qu'il faisait beaucoup de sport. Heureusement qu'il était musclé.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Invité le Sam 2 Mai - 5:22

Il aura fallu un bon moment avant que son cerveau percute que le sol –enfin, la neige- est froid, surtout sur des jambes dénudées à cause d’une foutue jupe imposé par un internat pourri. La petite brune eue, tout de même, le réflexe d’attraper un peu de neige qu’elle se colla sur l’arcade sourcilière afin de faire stopper ce début d’hémorragie. Et tout ça à cause d’une boîte aux lettres, c’était tout de même assez pitoyable comme situation. Une fois debout et, le sang ayant cessé de faire des siennes, elle repris sa marche en direction de la boutique. Mais cette fois, même si le froid la prenait, elle garda une allure convenable afin de ne pas se retrouver une fois de plus sur le sol. Son entrée dans la boutique semblait se faire remarquer. Une gamine de 17 ans, en tenue d’écolière –le genre de tenue qu’une école canadienne n’aurait pas accepté avec le temps qu’il fait dans cette partie du monde- complètement gelée. Mais même si elle sentie quelques regards, elle garda la tête haute, question de fierté. Ou un truc dans le genre. Bref, elle s’engouffra dans les allées à la recherche de vêtement plus chaud.

Alexandra manquait de certains réflexes quand elle faisait les magasins. Son regard ne se portait jamais sur le prix, le genre de détails qui ne lui avaient jamais posés problème. Elle se contentait seulement de choisir par goût. Et puis, même si elle avait conscience qu’elle devrait attention une fois arrivée à Forks, là, elle pouvait se permettre des excès. Après tout, c’était ses derniers instants avec sa super carte de crédit. Autant en profiter le plus possible. Portant son dévolu son un pantalon en jean et un pull blanc, elle s’attaquait au manteau. Le monde autour d’elle pouvait franchement s’écrouler, elle ne le remarquerait même pas. Trop occupée à regarder les vêtements qu’elle avait dans la main, elle fit volt face dans l’espoir de se rendre en caisse et payer ses affaires. Mais un élément vint à la heurter de manière peu prévisible. Elle avait l’impression de s’être pris un mur en pleine poire. Alors bien évidement, elle fut projeté en arrière pour atterrir –une fois, n’est pas coutume- sur le sol. Sa première réaction fut une réflexion interne du genre « Pu*ain, ils ont construis un mur pendant que je choisissais un manteau. C’est dégeullasse ! ». Au même instant cette réflexion interne se traduisait par un son qui sortit de sa gorge et qui ressemblait à un truc du genre :


_ Aoutch !

Si elle était un peu sonnée et ne comprenait pas pourquoi on avait construit un mur entre la caisse et elle-même, elle comprit bien vite qu’elle faisait fausse route. La voix d’un homme se fit entendre, il s’excusait. Il s’excusait ? Elle releva les yeux vers cette voix et s’aperçu qu’il n’y avait pas de mur, mais une personne. Alors sur le coup, elle ne percutait pas vraiment ce qui s’était passé, ou ce qui était en train de se passer. Elle sentie, à nouveau, ce liquide chaud qui lui coulait lentement au dessus de l’œil. C’était bien sa vaine ! Elle avait du lutter contre le froid procurer par la neige pour faire stopper son écorchure de tout à l’heure et, voilà qu’elle s’ouvrait à nouveau au premier choc venu. Se connaissant, elle s’imaginait que ce n’était pas près de cicatrisé, vu qu’elle avait du mal à enchaîner deux pas sans tomber ou sans qu’on lui tombe dessus. Bref… Une main fut tendue dans sa direction et, sans vraiment réfléchir elle l’attrapa pour se remettre sur pied. Lâchant la main de l’homme, elle se massa douloureusement. Et un court instant plus tard elle releva les yeux vers lui.

_ C’est moi qui suis désolée, je ne regardait pas où j…

Bouche ouverte, son cerveau s’était remit en route de manière fulgurante. Un tas de choses incompatibles venaient de se heurter dans sa petite tête. Ce n’était pas un mur, mais un homme. Comment pouvait-on se montrer aussi dur ? Comment pouvait-on avoir une main aussi froide ? Ok, il faisait froid au Canada, mais le corps humain garde toute fois une certaine température. Si on se trouve en dessous de cette température, c’est qu’on se trouve en général dans un sac mortuaire, ou un truc dans le genre. Puis… Comment pouvait-on être aussi parfait ? La voix qui était sortit de la bouche de cet homme avait un côté presque irréelle. Et, le visage qu’il abhorrait était tout aussi spectaculaire. Enfin, il dégageait un truc qu’elle était incapable d’identifier. Sans être capable de l’expliquer, elle trouvait que quelque chose clochait. On ne pouvait pas être aussi parfait, elle avait comme une sorte d’instinct qui lui disait de passer sa route. Mais chose assez contradictoire, ce même instinct semblait vouloir des réponses à des choses qu’elle n’expliquait pas. Cette peau dure, cette perfection, cette froideur…

Se rendant compte qu’elle avait scotché son regard de manière presque dérangeante, elle secoua vivement la tête pour se focaliser sur autre chose. Ses vêtements par exemple. Elle scruta le sol, à la recherche de ce qu’elle avait fait tomber, mais ne trouva rien. Du coup, un peu incrédule, elle releva le regard vers l’homme et vit qu’il les avait déjà ramassé. Elle se rendit compte qu’elle devait vraiment paraître complètement à l’ouest. Mais, elle avait des circonstances atténuantes. Un filet de sang continuait de couler le long de son arcade sourcilière, ce qui était un peu dérangeant tout de même, du coup elle l’enleva d’un revers de main.


_ Heu… Vous n’auriez pas un mouchoir, par hasard ?

C’est probablement la question la plus stupide qu’elle pouvait poser. En même temps, sur le coup, ça lui était apparut comme une évidence. Elle n’allait pas rester avec son égratignure toute la journée et elle se voyait assez mal s’essuyer avec les vêtements qu’elle n’avait pas encore payés. D’ailleurs en parlant de vêtements, elle n’allait pas non plus lui laisser les porter. Il avait déjà été bien gentil de les récupérer, fallait peut être pas trop abuser. Elle tendit les mains en direction de l’homme pour s’apprêter à récupérer ses futurs biens, mais se ravisa au dernier moment. Sans vraiment que cela soit volontaire, elle n’osait pas le toucher. Si elle venait à ressentir encore cette sensation de froid, elle devrait admettre que ce n’était pas normal. Et son cerveau ne pouvait pas comprendre qu’il soit humain d’être aussi froid. Et bien évidemment, elle était assez formater –comme la plus part des gens- pour ne pas admettre que quelque chose soit anormal. Raisonnement assez tordue, mais, c’était le genre de chose qu’on faisait sans s’en rendre compte.

_ Je… Heu… Elle pointa ses affaires d’un signe de main. Enfin, je pense… je crois… Heu… Là, ça en devenait vraiment stupide. Du coup, elle attrapa une bonne bouffée d’air et se reprit assez rapidement. Je peux les récupérer ? Se sentant dans l’obligation de s’expliquer sur sa façon d’agir, elle porta involontairement une main à sa petite blessure qui saignait encore. Je suis désolée, je dois vous paraître un peu désorienté, je crois que c’est le choc, vous… Elle le regarda l’air étonnée et à la fois fascinée… Enfin, vous êtes, disons, solide…

La stupeur était passée, laissant place à la curiosité. Bien qu’en réalité, quelque chose au fond d’elle lui disait qu’elle n’avait pas envie de comprendre. Elle ne saurait si elle avait prononcée sa dernière phrase dans l’espoir d’avoir une explication logique ou si elle cherchait à considérer le fait que ce ne soit pas normal. Ce genre de sentiment contradictoire lui procurait une sensation assez étrange qu’elle n’aurait su expliquer. Enfin, la bonne nouvelle, c’est que maintenant que la surprise était passée, elle savait qu’elle pouvait enfin communiquer de manière tout à fait normale. Elle avait presque l’impression de se reconnaître à nouveau…

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Garett Sonam le Dim 3 Mai - 14:15

    Garett tenait toujours les vêtements de la jeune femme dans une main tandis que l'autre était désormais collée le long de son corps. Il était assez gêné et avait du mal à prendre une attitude humaine. Il se força à se détendre, et arrêta la pression qu'il exerçait sur son bras pour qu'il reste droit, il le laissa reposer dans le vide. En revanche, il semblait s'accrocher toujours aux vêtements de la jeune humaine, sans trop savoir pourquoi. Visiblement lui aussi était désorientée.
    Il respira un bon coup, détendu en remarquant que la jeune fille semblait au moins aussi gênée que lui, si ce n'est plus, et qu'elle ne semblait pas trop curieuse de savoir pourquoi il était aussi dur et pourquoi il avait la peau gelée.. Mais quand il respira, se forçant à avoir une attitude humaine - en effet, cela aurait été quelque peu suspect de remarquer qu'un homme ne respirait pas tout en continuant à vivre des plus normalement - il remarqua enfin le léger filet de sang qui coulait le long de l'arcade sourcilière de la jeune humaine.
    Aussitôt le jeune vampire coupa sa respiration et se guinda. C'était bien sa veine, il avait fallut que l'humaine qu'il avait bousculé soit entrain de saigner ! Il se recula légèrement, réflexe automatique. Il n'osait plus ouvrir la bouche de peur de sentir ne serait-ce qu'un peu, l'odeur du sang. Il la sentait déjà assez comme ça, l'attirant inexorablement, l'obnubilant complètement.. Il ne pouvait sentir que ça, il ne pouvait voir que ça..
    Non, il devait lutter. Absolument, il ne pouvait pas se jeter sur elle malgré l'envie qui le tiraillait. Il avait beau être végétarien depuis des années maintenant et avoir un certain contrôle de lui-même, il savait qu'il ne tiendrait pas éternellement comme ça, avec l'odeur du sang qui lui chatouillait les narines.
    Il prit soudain conscience que son comportement devait sembler très bizarre, il se força donc à détourner ses yeux de la plaie de la jeune humaine, restant néanmoins extrêmement tendu. Il ne pouvait pas se calmer, il avait peur de ne pas réussir à tenir s'il se concentrait trop dessus. Il n'en revenait déjà pas de ne pas lui avoir déjà sauté dessus.
    Mais comme il l'avait dit à Ashley, tout était question de motivation. Et il savait pertinemment que les Volturis ne le raterait pas, lui et sa famille, s'il faisait quelque chose comme ça. Et il n'en avait aucune envie, cela leur ferait aussi trop plaisir. Mais d'un autre côté, c'était extrêmement dur pour lui, voir même impossible de résister à cette odeur qui l'obsédait. Il devait être fort.. Oui.
    Quand soudain, il fut ramené à la réalité des faits par la voix de la jeune humaine lui demandant s'il n'avait pas un mouchoir. Oui, un mouchoir c'était ça qu'il lui fallait, quelque chose pour camoufler la vue du sang déjà, l'aiderait énormément. Après, pour l'odeur, il devrait faire avec et sortir le plus vite possible. Malheureusement il n'en avait pas. Il se maudissait, lui et le fait qu'il n'ait jamais besoin de mouchoir de part sa nature. C'était trop bête, il devait faire quelque chose. Mais quoi ?
    Ne pouvant plus du tout supporter la vue du sang qui coulait le long de l'arcade de la jeune humaine, il décida de prendre une écharpe qui trainait dans les rayons et de lui tendre pour qu'elle s'en serve pour faire pression sur la plaie et pour cacher le sang du champ de vision du jeune vampire. Il lui fit un signe de tête pour la forcer à la prendre, mais il dut bien parler, pour la forcer à la prendre.


    - Je la paierais.

    Il n'avait pas put en dire plus. Il mit sa main devant sa bouche, essayant de se calmer du mieux qu'il pouvait. Mais il était bien obligé de respirer de temps en temps, pour ne pas paraitre trop suspect. Il n'en pouvait plus. Il se demandait bien ce qui le retenait de partir tout de suite, peut-être était-ce le regard très interrogateur de la jeune humaine qu'il ne pouvait pas éviter, et aussi celui des clients autour d'eux qui les fixaient comme s'ils n'étaient pas normaux, un peu comme des bêtes de cirque.
    La jeune femme sembla hésiter à se servir de l'écharpe mais visiblement elle ne voulait pas non plus continuer à saigner et devant l'insistance du jeune vampire, elle céda. Heureusement pour Garett qui commençait à vraiment n'en plus pouvoir. L'odeur et la vue du sang lui montaient de plus en plus la tête, et continuer à résister comme ça devenait de plus en plus insupportable. C'était néanmoins vital alors Garett rassemblait toutes ses forces pour résister à l'attrait du sang, si naturel pour lui et les membres de son espèce.
    La jeune humaine ne devait strictement rien comprendre à ce qu'il se passait. Elle devait être étonnée de voir quelqu'un lui proposer d'acheter une écharpe pour qu'elle lui serve de mouchoir. De plus il semblait vraiment vouloir s'enfuir de là alors qu'il avait été assez poli au départ. Et la jeune femme devait bien entendu se souvenir de la dureté de sa peau et de la froideur de sa peau.
    De plus, elle avait semblé le fixer pendant quelques secondes - qui lui avaient paru interminables ! -. De toute évidence elle avait remarqué que quelque chose n'était pas normal mais elle ne semblait pas déterminée à obtenir des réponses ce qui rassurait légèrement Garett. Avec l'odeur du sang toujours bien présente, il aurait du mal à inventer un mensonge qui tienne la route.
    Et justement, la jeune humaine venait de lui donner une raison de plus au fait qu'elle le regardait bizarrement. Garett se rendit alors compte qu'il tenait toujours les vêtements de la jeune femme, elle devait le trouver extrêmement bizarre. Il lui tendit alors ses vêtements, les tenants à bout de bras comme s'il avait peur de s'approcher plus de la jeune fille, ce qui était absolument le cas. Il ne s'excusa même pas, ayant trop peur d'ouvrir de nouveau la bouche, surtout que l'odeur se faisait de plus en plus insupportable pour lui.
    Puis la jeune femme fit une remarque sur le fait qu'il était "solide" comme elle disait. Il réfléchit alors à toute allure, bien trop rapidement pour un humain. Il devait répondre quelque chose, il avait déjà parut assez bizarre jusqu'à présent. D'un autre côté, il ne voulait pas prendre le risque d'ouvrir la bouche de nouveau. Il décida néanmoins de tenter quelque chose, il verrait bien l'effet que lui ferait l'odeur du sang quand il ouvrait la bouche. Cette réflexion avait à peine duré une seconde pour un humaine telle que la jeune fille. Il se força alors à rire, se disant que s'il en riait, peut-être qu'elle ne lui poserait pas de questions.


    - Comme vous dites.

    Il se forçait toujours à rire légèrement et à sourire alors que la situation devenait de plus en plus critique pour lui. Il commençait à se demander s'il ne vaudrait pas mieux pour lui qu'il s'en aille en courant. De toute façon, les clients, les vendeurs et la jeune fille, tous pensaient qu'il était bizarre, alors un peu plus un peu moins..

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Invité le Dim 3 Mai - 17:14

Un détail lui échappait, ça ne faisait pas l’ombre d’un doute. Mais lequel. Elle avait beau remonté aussi loin que possible dans sa mémoire, elle ne se souvenait pas avoir eue l’impression de dégoûter autant quelqu’un ! Alexandra avait vraiment du mal à saisir ce qui s’était passé dans un lapse de temps aussi court pour que l’homme en vienne à avoir cette réaction. La petite blonde plissa légèrement les yeux, en décrochant son regard de l’homme qui venait de se reculer légèrement, pour tenter de faire le point de ce qu’elle avait pu faire pour qu’il ait cette réaction. Si lui ne semblait pas à l’aise, c’était d’autant plus vrai pour Alexandra qui cherchait vainement une explication logique. Bon d’accord, elle savait qu’elle ne pouvait pas plaire à tout le monde. Mais là, elle n’avait rien fait de particulier pour mériter qu’on s’éloigne d’elle, comme dans un geste de survie. Peut-être qu’il s’imaginait qu’elle était un tel danger public qu’elle pouvait en devenir dangereuse pour lui ?! Il avait peut-être une sorte de phobie concernant les gens maladroits, mais alors pourquoi avait-il prit la peine de s’excuser et de ramasser ses affaires ?

Alexandra n’osait même plus le regarder depuis un petit moment, cherchant probablement comment fuir cette situation. Mais étant donné qu’elle avait demandé un mouchoir, elle ne pouvait pas lui arracher ses affaires des mains et fuir comme une voleuse. Cela aurait été un manque de politesse dont elle n’était pas capable. A la grande surprise de l’étudiante, l’homme chercha un instant autour de lui pour finalement lui tendre une écharpe en lui assurant qu’il payerai. Heu… Il voulait vraiment qu’elle se serve de ça ? Un peu ennuyer de devoir salir une écharpe neuve pour cela –la notion d’argent n’était pas un problème pour elle à ce moment précis- elle commença à tourner la tête en se disant qu’elle allait demander à quelqu’un d’autre.


_ Non, c’est bon, je vais… Alors qu’elle avait une cliente en vue, elle arrêta sa phrase d’un coup. Même si elle ne regardait plus l’homme, elle l’avait tout de même dans son champs de vision et pu voir le mouvement de tête qu’il avait fait. Une manière d’insister sur le fait qu’elle prenne cette écharpe. Pas super à l’aise, elle en avait presque peur de refuser. Elle lui refit face et tendit la main pour prendre l’écharpe. D’accord… Alors qu’elle appliquait le vêtement sur son arcade sourcilière, elle ne pu passer à côté de la réaction de l’homme qui venait de m’être sa main devant sa bouche. Le quittant à nouveau des yeux, elle chercha le courage de répondre quelque chose. Heu… Merci.

Elle ne comprenait pas pourquoi il était toujours là. Il avait envie de partir, c’était écrit en gros sur son visage, alors qu’est-ce qui le retenait ? C’est là qu’elle pensait à ses vêtements qu’il avait en main, sûrement une raison suffisante pour lui demander. Et là, elle fut au comble du malaise vis-à-vis de cette homme. Il ne semblait pas vouloir approcher à nouveau, se contenta de tendre le bras le plus possible sans ajouter le moindre mot. L’expression du visage d’Alexandra voguait entre la stupeur et l’incompréhension Elle attrapa timidement ses affaires, ce qui n’était si aisé que ça avec une main de libre et l’autre tenant une écharpe qui lui couvrait la moitié de l’œil. Bon si elle avait ses affaires en main, plus rien ne la retenait. Elle laissa juste échapper une phrase sur la dureté de la peau de l’homme qui s’expliqua en souriant, voir même en riant légèrement. C’est sûrement ce détail qui mit la puce à l’oreille de la jeune fille. Pourquoi tenter d’avoir une attitude cool et décontracter alors qu’en réalité il semblait ne vouloir qu’une chose : La fuir ? C’était carrément étrange. Elle hoche la tête comme pour dire qu’elle comprenait, mais finalement elle n’était pas convaincue d’avoir envie d’explication. Vraiment pas à son aise, la seule chose sensée qui lui restait à faire était de partir. C’est ce qu’elle s’apprêta à faire. Prenant une grande inspiration, ce que l’homme n’avait pas fait depuis un petit moment –se contentant sûrement de respirer par petites foulée-, elle pointa son œil (l’autre était occupé par l’écharpe) sur lui.

_ Ok, bon heu… Merci pour tout, désolée pour le dérangement. Je serais bien resté à bavarder mais tout va bien et j’ai encore un tas de truc à régler, donc je vais y aller.

Ne voulant pas passer devant lui, elle fit demi-tour et partit de manière à contourner ce rayon et rejoindre la caisse. Ok, il avait dit qu’il payerait l’écharpe, mais elle était totalement en mesure de le faire. Elle trouvait même logique que ce soit à elle de le faire. Elle venait de déboucher dans un rayon adjacent quand elle se stoppa net. Non mais sérieux, elle ne pouvait pas partir sans explication sur la réaction qu’il venait d’avoir. Apparemment quelque chose clochait chez elle et, elle devait savoir ce que c’était. Ca devait forcement être grave, si elle était capable de répugner quelqu’un en si peu de temps. Oui, c’est ça, elle devait demander des explications. Elle retira l’écharpe, regarda ce que cela donnait et s’aperçut que le sang avait stopper. Au moins, elle disposerait de ses deux yeux. Gardant ses vêtements en main, elle fit à nouveau demi-tour et se planta à un mètre de l’homme l’air carrément déterminé.

_ En fait, non, tout ne va pas bien. Je peux savoir où se trouve le problème avec moi ? D’accord c’était peut-être direct comme question, mais Alexandra n’était pas connue pour tourner autour du pot pendant des heures. J’ai beau chercher, je ne vois pas vraiment à quel moment j’ai pu déraper au point de vous répugner à ce point. Après tout si quelqu’un devait avoir envie de partir en courant c’est moi. Non parce que c’est vous qui êtes bizarre, je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi froid –et, heu, je parle de température, pas de façon d’être- et d’aussi dur que vous !

Ayant lâcher sa tirade de but en blanc, elle fut obliger d’attraper une bonne bouffée d’air. Finalement, ça soulageait d’avoir à dire ce qu’on avait envie de dire. Même si la réponse n’allait pas lui plaire. Peut-être qu’il lui répondrait des choses supers désagréables sur sa façon d’être pour expliquer cette répugnance qu’il pouvait avoir vis-à-vis d’elle. Mais au moins, elle serait fixée. Elle n’était pas parfaite et restait capable de se remettre en question, fallait-il encore savoir ce qu’on pouvait lui reprocher, surtout sans la connaître.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Garett Sonam le Dim 3 Mai - 19:51

    Garett ne supportait plus l'odeur de sang qui régnait dans le magasin entier. Les autres clients ne le sentaient pas bien sur, ils n'avaient l'odorat du jeune vampire et surtout, en se nourrissaient pas normalement de sang humain. Cette odeur était bien trop délicieuse pour lui pour qu'une fois repérée, il puisse l'abandonner, juste comme ça. Non, c'était impossible et aucun humain ne pouvait comprendre ce qu'il ressentait exactement en ce moment même.
    Alors il comprenait très bien la réaction de la jeune humaine qu'il avait en face de lui. Elle prit l'écharpe, visiblement mal à l'aise mais surtout dans l'incompréhension la plus totale. En effet, le comportement de Garett devait lui sembler des plus anormal et des plus louches surtout. Certes, si elle avait connu l'existence des vampires, elle aurait compris tout de suite et se serait surement enfuie du magasin en courant et sans payer pour sauver sa vie..
    Mais voilà, elle ne connaissait pas l'existence d'une race de prédateur au genre humain, d'espèce "supérieure" sur la chaîne alimentaire. Elle ne savait pas que son régime alimentaire était censé être composé de sang, et surtout de sang humain.. Sinon elle ne serait déjà plus devant lui, à hésiter entre prendre ses vêtements et s'éloigner sans lui adresser la parole, ou alors récupérer ses vêtements et prendre le temps de lui dire au revoir, pour être polie.
    Malheureusement pour lui, elle choisit la deuxième option. La jeune humaine se répandit en explications complètement inutiles et vaines puisque même si elle disait qu'elle serait bien rester pour bavarder, d'une part Garett voyait très bien qu'elle n'avait qu'une envie, s'éloigner de lui. Il lui faisait peur, cela se voyait. Et d'autre part, même si elle avait vraiment lui parler, elle avait bien du se rendre compte que lui faisait tout pour ne pas parler. Si la situation n'avait pas été aussi tendue pour le jeune vampire, il aurait surement explosé de rire.
    Mais voilà, il n'était pas du tout d'humeur à rire, il ne pouvait pas se permettre de prendre le risque d'ouvrir la bouche, de sentir l'odeur du sang à ce moment là et de, sans s'en rendre compte, en un instant, d'avoir la bouche sur son cou et ses dents plantés dans sa peau. Non, il ne pouvait pas faire ça, il savait qu'il n'en serait pas capable, ou du moins, qu'il ne serait plus capable de se regarder en face de toute sa vie d'éternel. Il ne pourrait plus jamais retourner à Denali, plus revoir sa famille, plus revoir sa femme.. Non c'était tout bonnement impensable. Mais cela ne voulait pas dire qu'il ne devait pas prendre toutes les précautions nécessaires pour empêcher une telle catastrophe. Car être séparé de sa famille ne serait pas le pire, non le pire serait qu'il s'attirerait les foudres des Volturis et le souvenir qu'il en avait lui avait laissé un goût plus que amer.. Il ne voulait plus jamais revoir ces horribles vampires italiens.. Plus jamais.
    Il revint cependant à la réalité quand finalement la jeune humaine se dirigea - beaucoup trop lentement à son goût malgré le fait qu'elle y soit allée assez rapidement pour une humaine - vers la caisse, prenant bien soin de ne pas passer par le côté du rayon où il était. Il sentait encore beaucoup trop l'odeur du sang à son goût mais il commençait néanmoins à se détendre un peu. La situation n'était plus aussi dure qu'il y a quelques instants et il enleva la main de devant sa bouche. Il commençait à se calmer.
    Il se tourna de nouveau vers les manteaux, tentant tant bien que mal de reprendre une allure et une activité normale, ou tout du moins normale pour un humain. Les clients avaient même commencés à détacher leurs yeux du jeune vampire lorsqu'il commença à se rendre compte que l'odeur du sang se rapprochait de nouveau.
    Non, ce n'était pas possible, elle était partie ! Ce n'était quand même pas quelqu'un d'autre qui venait par là, et pourtant la jeune humaine n'avait aucune raison de revenir. Ah si, son écharpe. Elle l'avait emporté alors qu'il avait dit qu'il la paierait. A ce moment précis, il se maudit de ne pas l'avoir repris avant qu'elle ne parte et de s'être par la même occasion, infliger de nouveau cette torture.
    Il sentit l'odeur du sang se rapprocher encore et encore jusqu'à ce qu'elle soit aussi nette et aussi discernable dans l'air pour lui qu'il y a quelques instants. Il ne prit pas la peine de remettre sa main devant son nez et sa bouche, se disant qu'il n'y en avait que pour quelques instants. De plus, même si elle n'avait plus l'écharpe sur son arcade, la plaie n'était plus béante, et seul l'odeur du sang séché restait. Cela devenait presque supportable pour le jeune vampire.
    Il était sur le point de tendre son bras pour récupérer l'écharpe qu'il avait promis de payer lorsque la jeune humaine commença à lui dire d'un ton agressif qu'elle ne comprenait pas son comportement. Garett ouvrit grands ses yeux, ne comprenant pas pourquoi elle insistait et venait lui en parler. Il était très gêné, non pas de se faire passer un sermon pour un manque évident de politesse, non, parce qu'il ne pouvait pas expliquer et qu'il ne savait vraiment pas quoi dire..
    La remarque de la jeune humaine sur le fait qu'il était très bizarre l'aurait bien fait rire en temps normal, mais voilà, ce n'était pas un temps normal. Il ne savait vraiment pas quoi dire et l'odeur du sang, certes séché, mais toujours bien présente, ne l'aidait pas du tout à se concentrer. Il ne voyait qu'une solution pour l'instant, qui lui donnerait le temps de réfléchir à une explication plus convaincante.


    - Je ne vois pas de quoi vous parlez..

    Que pouvait-il dire d'autre ? Lui dire la vérité était absolument hors de question. Jamais il ne pourrait révéler ce secret à une humaine, et surtout pas à la première venue comme ça. Non, il n'avait pas d'autre choix que de nier, en priant qu'elle abandonne. Il ne voyait pas d'explication plausible. Si elle insistait vraiment, il pouvait lui dire qu'il venait du dehors et qu'il était en chemisier, donc que c'était normal que ses mains soient gelées..
    Pour la dureté.. Il avait déjà pensé à dire qu'il était musclé, mais à ce niveau là ce n'était même plus musclé. Mais peut-être qu'il pouvait essayé de trafiquer les souvenirs de leur rencontre - au sens physique du terme - pour qu'elle oublie à quel point sa peau était dure.. Peut-être que cela pourrait marcher, après tout il ne voyait pas d'autre échappatoire.. Il était coincé et de plus, les regards des clients se tournaient vers eux, curieux de savoir ce qui pouvait bien déclencher une bagarre comme ça au milieu d'un magasin.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Invité le Dim 3 Mai - 20:47

_ Vous ne voy… Alexandra était carrément paumée. Mais, si vous… Elle ne pouvait pas s’être planter à ce point. Quelque chose clochait chez elle pour qu’il ait eu cette réaction quelques secondes plus tôt. Enfin…

La bouche de la jeune fille ne cessait de s’ouvrir et de se refermée à la recherche de la phrase adéquate à sortir à ce moment précis. Elle était certaine de ne pas fabuler pour rien. D’ailleurs, à peine était-elle revenue qu’il avait déjà remit une main protectrice sur sa bouche et son nez. Elle voulait juste des explications et elle s’était attendue à un tas de réponses, mais sûrement pas celle qui lui avait donné. Elle ouvrit à nouveau la bouche, s’apprêtant à dire quelque chose, mais ne trouvant toujours rien, elle fut forcée de la refermer. D’ailleurs ses yeux se fermèrent, alors qu’elle baissait la tête, probablement une manière pour elle de mieux réfléchir à ce qui était en train de se passer.

C’est en réfléchissant qu’elle se mise à se demander sur quoi il voulait nier. Le fait que ce soit lui qui soit bizarre avec sa peau dure et froide, ou elle qui lui donnait ses réactions tout aussi étranges ? Finalement, plus elle y réfléchissait et plus la réponse au fait que ce soit elle le problème trouvait une solution. En vue de cette réaction protectrice pour ses sens olfactifs, elle ne pouvait en déduire qu’une chose : c’est elle qui dégageait une odeur bizarre. Chose qu’elle avait du mal à comprendre. Sa dernière douche ne datait pas de si longtemps. Elle baissa un peu plus le visage, tout en aspirant –de manière qui se voulait discrète- par le nez à la recherche de cette odeur qui pouvait déranger. Mais rien ne lui venait. Elle ne comprenait pas.

Ne voulant pas, encore, regarder l’homme, le regard de la jeune brune se posa un peu partout autour d’elle. Ca doit être à ce moment qu’elle vit que pas mal de personne s’étaient arrêtées pour regarder d’un œil curieux ce qui était en train de se passer dans le magasin. Et là, elle se trouvait ridicule. Ok, elle ne comprenait pas pourquoi il réagissait de cette manière, mais elle commençait à se résigner d’avoir une réponse. Alors, était-ce bien utile d’attirer l’attention de cette manière. Elle se sentie vraiment stupide. Elle était venue dans ce pays, juste histoire de brouiller les pistes et le fait de se faire remarquer de la sorte ne jouait absolument pas en sa faveur. C’est ridicule. Secouant légèrement la tête, elle releva finalement le regard vers l’homme. Si elle avait envie d’insister, elle ne pouvait pas se permettre d’attirer l’attention sur elle, plus qu’elle ne l’avait déjà fait. Alors, fallait bien y mettre un terme à un moment ou à un autre.


_ Ok, bon, heu… Plissant une nouvelle fois les yeux à la recherche de la manière d’annoncer les choses, elle finit par reprendre. Apparemment, je dirais que le problème vient de moi, ou du moins de ma présence alors je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Serrant un peu plus ses vêtements contre elle. Désolée, encore une fois de vous avoir foncé dedans sans regarder ou je marchais. Elle commençait à se retourner, mais arrêta son mouvement un court instant et désigna un manteau du bout du doigt. C’est celui là, qui vous ira le mieux.

Elle lâcha un bref sourire et se retourna complètement pour reprendre le chemin de la caisse. Pourquoi elle lui avait désigné un manteau ? Franchement, elle n’en avait aucune idée, sûrement une manière à elle de s’excuser de la gène qu’elle lui avait causé. Même si elle trouvait qu’il y avait des choses étranges sur lui, elle ne pouvait passer outre le fait qu’elle avait été –d’une manière ou d’une autre- un problème. Et cette idée lui était plus dérangeante que le fait qu’il soit bizarre. Ceci étant dit, elle n’avait pas choisi un manteau au hasard, celui qu’elle avait désigné semblait avoir la bonne taille et possédait quelque chose de sobre et classe à la fois. Bref, elle trouvait qu’il était idéal pour cet homme.

Alors qu’elle traversait les allées, elle ne cessait de repenser à ce qui s’était passé. Bien sûr qu’elle avait envie de réponse. Et, elle aurait probablement insisté si la situation avait été différente. Mais, elle devait encore se rendre à l’hôtel, acheter un billet d’avion pour une destination qu’elle ne prendrait pas, et repartir aux Etats-Unis pour emménager à Forks. Bref, le programme était chargé, même si elle disposait de pas mal de temps. En fait, elle se cherchait surtout des excuses pour ne pas avoir insister. Mais la raison première était surtout le fait qu’elle avait vraiment cette impression bizarre vis-à-vis de cet homme, cette idée qu’elle le répugnait ou un truc dans le genre. Et restant tout de même assez soucieuse des autres, elle n’allait pas lui imposer sa présence et ses questions. Même si la tentation était importante. Sans parler du fait qu’il avait vraiment quelque chose d’intriguant –hormis sa peau dure et froide- qu’elle n’expliquait pas.

Arrivée devant la caisse, elle du se taper le regard interrogateur de la vendeuse. C’est vrai que présenter une écharpe avec un peu de sang n’était pas commode. Mais, Alexandra ne releva pas, elle se contenta d’hausser les épaules en espérant en finir le plus vite possible. La vendeuse fini par lui passer tous ses articles et annonça un prix qui pouvait paraître exorbitant pour le citoyen moyen. Mais bon, elle n’y prit pas vraiment garde. Plongeant la main dans une poche dissimulée dans les plis de sa jupe de lycéenne, elle chercha sa carte de crédit. Alexandra fini par lâcher un long soupir… Sa carte ne se trouvait pas à sa place. Elle avait vérifier après sa première chute, ce qui ne laissait plus qu’une option : Sa carte devait se trouver sur le sol du magasin, là où elle était tombée après avoir percuté l’homme. Elle était maudite, il n’y avait pas d’autre terme. Enfin, elle devait se résigner à aller la chercher. Mais avec un peu de chance, l’homme ne serait plus dans le rayon, cela évitera qu’il pense qu’elle le persécute. Ok, elle espérait peut-être secrètement qu’un client l’ai ramassé et la rapporte dans les deux secondes qui suivent. Mais, n’y croyant pas trop, elle s’adressa à la vendeuse avant de s’apprêter à repartir en rayon.


_ J’ai du faire tomber ma carte, je vais la chercher !

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Garett Sonam le Dim 3 Mai - 21:59

    De toute évidence la jeune femme était complètement ébahie par l'audace du jeune vampire. Elle ne comprenait pas qu'il ose lui dire qu'il ne comprenait pas ce qu'elle voulait dire. Et pour le coup, Garett comprenait la jeune humaine. Mais il n'avait pas eu d'autres choix, si elle avait connu l'existence de son monde à lui, elle aurait compris la position qu'elle le forçait à prendre. Mais ce n'était pas le cas et sa seule solution était le déni.
    La jeune femme ne s'en remettait pas. Durant quelques minutes elle répéta le même jeu, on aurait un sketch comique, quand l'acteur mime l'ébahissement tellement elle avait l'air étonnée. Elle ne cessait d'ouvrir puis de refermer immédiatement la bouche comme si elle voulait absolument dire quelque chose mais qu'elle n'avait aucune idée de quoi. C'était un peu stupide de vouloir parler sans n'avoir rien à dire, c'était parler juste pour parler..
    De toute évidence, la jeune humaine ne comprenait pas et montrait bien son incompréhension. Pendant tout ce temps l'odeur du sang montait de plus en plus à la tête de Garett, et le jeune vampire, même s'il n'était pas du tout méchant, avait dans l'idée d'être méchant avec elle pour qu'elle s'en aille. Ce serait mieux, pour sa sécurité comme pour celle de Garett. Car il craignait vraiment les Volturis, mais il craignait encore plus pour la vie de la jeune femme. Elle devait s'en aller au plus vite.
    Mais elle ne pouvait pas le comprendre, c'était extrêmement frustrant pour le jeune vampire. Mais il était toujours coincé, sans rien pouvoir dire. Et au lieu de s'enfuir comme elle aurait du le faire, non tout ce dont la jeune femme était capable était de bafouiller, de chercher ses mots, et comble de l'ironie, de fermer les yeux et de rester ici pour réfléchir. Ici ! L'endroit qu'elle avait toutes les raisons de quitter surtout pour réfléchir, l'endroit qui était le plus dangereux pour elle en ce moment même. Heureusement pour elle, Garett réussissait à contrôler la situation, peut-être même mieux que ce à quoi il se serait attendu dans pareil situation.
    Mais ce n'était pas encore le moment d'être fier de lui, il savait que ce n'était pas fini, avec la chance qu'il avait ce jour-là.. Soudain, la jeune femme le tira de ses réflexions et de son début d'énervement en tentant discrètement de renifler ses vêtements. Il faillit exploser de rire, comme si elle avait une chance de sentir ce que lui sentait. Mais il se rendit alors compte qu'elle avait remarqué qu'il n'appréciait pas son odeur, ce n'était pas spécialement bon. Il serra donc un peu plus les dents et enleva sa main de devant son nez. Son visage était dur, mais il ne pouvait pas se détendre. On pouvait voir que sa mâchoire était très crispée et désormais on pouvait carrément croire qu'il était en colère plutôt que dégoûté.
    Puis la jeune femme releva la tête - enfin ! - et prit le temps de regarder autour d'elle pendant que le degré d'énervement de Garett montait au fur et à mesure qu'elle prenait son temps pour partir, il ne savait pas s'il serait capable de résister encore longtemps comme ça avec l'odeur du sang qui venait constamment lui chatouiller les narines. Mais il eut une once d'espoir quand il vit que la jeune humaine avait remarqué que les clients et les vendeurs avaient pour la plupart les yeux fixés sur eux deux. Il espéra alors qu'elle décide qu'il était temps pour elle de partir et son voeu fut finalement exaucé puisque la jeune femme ouvrit enfin la bouche pour dire quelque chose !
    Garett n'écouta qu'à peu près, étant donné qu'elle hésitait encore. Elle semblait gênée mais en ce moment même Garett n'en avait que faire, tout ce qu'il voulait c'était qu'elle s'en aille, il était à présent bien énervé de devoir supporter ça alors qu'elle n'avait aucune raison de rester ici. Après quelques paroles encore maladroites, elle s'en alla enfin. Elle prit quand même la peine de préciser que visiblement c'était elle le problème - il l'en remercia intérieurement - et elle lui conseilla un manteau plutôt qu'un autre. Sur cette réflexion, Garett ne pu s'empêcher d'ouvrir grands ses yeux d'étonnement. La jeune humaine était assez déconcertante.
    Mais peu lui importait désormais qu'il sentait l'odeur du sang séché s'en aller peu à peu.. L'odeur s'atténuait enfin. Il était enfin libérer de ce poids qui pesait sur ses épaules et il commença - prudemment - à reprendre une respiration presque normale pour que les gens autour de lui ne se doutent de rien. Il se reconcentra alors sur le rayon et sur les articles qu'il était venu voir. C'était pas trop tôt, se dit-il. Il se tourna alors vers le manteau que la jeune humaine lui avait indiqué et le trouva en effet assez beau. Il l'attrapa et l'enfila rapidement - à vitesse humaine néanmoins. Il se sentait à l'aise dedans et n'ayant pas de temps à perdre sur son apparence, il fit confiance à la jeune femme et l'enleva dans l'intention d'aller l'acheter à la caisse.
    Il avait cependant résolut d'attendre quelques minutes avant d'y aller, de peur de sentir encore d'encore plus près l'odeur de la jeune femme et de son sang. Il s'assit donc de lassitude sur un banc disposé là pour les clients. Il regarda quelques humains passer dans le rayon, le fixant toujours aussi bizarrement mais Garett n'était pas d'humeur à se moquer d'eux, non. Surtout qu'il sentait peu à peu l'odeur du sang se rapprocher de plus en plus de lui. Il n'en revenait pas.


    *Non mais c'est une blague !*

    Pensa-t-il si fort que même les humains - pourtant aveugles - aurait pu comprendre son énervement. Au bout d'une dizaine de secondes il vit la jeune femme qu'il avait renversé revenir dans le rayon l'air visiblement gênée. Il se releva d'un bond, et ne put contenir son énervement plus longtemps. Elle n'allait jamais partir nom de dieu. Elle ne comprenait pas qu'il était dangereux, elle ne voyait pas à quel point elle ferait mieux de partir au plus vite !

    - Encore ?!

    Dit-il sur un ton extrêmement énervé qui ne lui ressemblait - et ne lui allait - pas du tout. Il n'en revenait pas lui-même d'avoir dit ça. Il avait aussi oublié toute précaution et n'avait pas arrêté sa respiration dans un premier temps. Il ne prit pas la peine de remettre sa main devant son nez et sa bouche, s'étant rendu compte qu'elle avait comprit ce qu'il cherchait à faire. Il se rendit alors compte que l'odeur du sang lui était trop insupportable lorsqu'il respira alors il décida de couper sa respiration. Un peu trop brutalement peut-être et il pria pour que la jeune femme ne s'en rende pas compte. Quoique cela la ferait peut-être enfin fuir pour le coup.
    La jeune femme sembla ébahie de le voir s'énerver comme ça et lui-même l'était de sa propre conduite. Mais même après réflexion, il se dit que c'était mieux ainsi et que c'était sans doute la meilleure solution pour tous les deux qu'il s'énerve. Ainsi elle allait s'en aller, probablement vexée, et lui serait enfin tranquille et n'aurait plus cette odeur si alléchante qui lui chatouillerait les narines et qui lui monterait à la tête comme en ce moment même. Elle ne pouvait pas savoir à quel point c'était insupportable.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Invité le Lun 4 Mai - 1:26

C’est à reculons qu’elle se décida à aller cherche sa carte de crédit, tout en maudissant cette mauvaise étoile qui lui menait parfois la vie dure. Mais bon, après tout ce n’était pas de sa faute si sa carte de crédit avait décidée de fuir sa poche. Si, elle avait eu le choix, elle l’aurait gardé. Elle espérait vraiment que l’homme est quitter le rayon, en même temps elle ne comprendrais pas pourquoi il s’y trouve encore. A moins de vouloir faire du camping devant les manteaux ! Enfin, il avait ce côté tellement étrange qu’elle n’était pas convaincue que quelque chose puisse l’étonner venant de la part de ce parfait inconnu. Tous ses espoirs s’envolèrent.

A peine était-elle arrivée qu’il s’était écrié d’un ton qu’on espère ne jamais entendre. Il s’était même levé d’un bond pour l’occasion. Franchement, si elle ne disposait pas d’un minimum de fierté, elle aurait tourné les talons en courant et aurait quitté le magasin sans même acheter ses affaires. Quitte à mourir de froid dehors, c’était sûrement mieux que de se taper l’humeur de ce type. Franchement, elle ne le comprenait pas. Et là, maintenant, elle commençait à être un peu saouler par ses sauts d’humeurs. Au début, il s’excuse alors qu’il n’a pas à le faire. Puis il fini par faire un pas en arrière, comme si elle le dégoûtait et, maintenant, il se mettait à limite lui hurler dessus. Complètement siphonné ce type, elle n’avait pas d’autre explication. Arquant un sourcil dans sa direction, elle détourna rapidement le regard sans prendre la peine de répondre. A quoi cela aurait servit, en même temps ? Son regard se porta sur les alentours et elle finit par trouver ce qu’elle était venue chercher : sa carte de crédit. Comme elle l’avait imaginé, l’objet était tombé durant sa chute. Et, tellement occuper par autre chose, elle n’avait pas penser à regarder si elle avait perdue quelque chose.

Bref, elle se baissa rapidement et récupéra son bien. Puis, une fois remise debout, elle désigna sa carte au type, sans même lui adresser la parole. C’était juste histoire de lui faire comprendre qu’elle n’était pas revenue pour l’importuner. Elle l’avait dit dans sa phrase d’avant, elle cesserait de l’ennuyer. Alexandra n’avait pas de raison de revenir sur sa décision. Même si après la réaction qu’il venait d’avoir, elle avait bien envie de hurler deux ou trois choses. Elle savait que cela ne servirait à rien, mais au moins, elle était persuadée que cela la soulagerait un peu. Mais bon, ça n’en valait pas la peine. Elle tourna à nouveau les talons et retourna à la caisse où elle tendit sa carte de crédit à la vendeuse. Trente secondes plus tard, cette dernière lui annonça que la carte de crédit avait été bloquée et que, du coup, cela ne fonctionnait pas. Alexandra allait protester, mais en fait cela ne servait à rien. L’école avait déjà du prévenir ses parents qu’elle avait disparu. Et, en toute logique son père avait du bloquer l’accès à son compte.

Complètement résigner, elle annonça à la vendeuse que finalement elle ne prendrai rien. Toute façon, elle n’avait pas assez en monnaie. Elle avait bien une autre carte de crédit, celle qui comportait le nom qu’elle utiliserait à Forks, mais la donner paraîtrait trop louche. Bref, elle fut seulement en mesure de payer l’écharpe –de toute façon la vendeuse aurait pas accepter qu’elle laisse un truc souillé de sang-. La journée était vouée à être complètement pourrie de toute façon. Une fois qu’elle eu réglée sont écharpe, Alexandra quitta la boutique.

Super, il faisait un froid de canard et, elle avait réussi à avoir une écharpe… C’est clair, ça allait la sauver de cette froideur. En y réfléchissant bien, elle était bien contente de ne pas avoir arrêter son choix sur le Canada. C’était un pays pourri, avec des gens pourris, des vendeuses pourries et, des vêtements pourris… Et aussi… Des taxis pourris, puisque aucuns d’eux ne semblaient vouloir montrer le bout de leur nez. Elle maudissait ce froid, cette neige, cette journée et tout ce qui pourrait croiser son chemin. C’était sensé être la journée de sa libération et ça se transformait en cauchemar. Sérieux, elle se mit à relativiser un peu. Cette journée était à bannir de sa mémoire, mais les prochaines seraient beaucoup mieux… Oui, voilà… C’était comme ça qu’elle devait se mettre à songer.

Elle enroula l’écharpe autour de son cou, montant jusqu’au dessus de son nez. Les bras croiser contre elle, pour tenter de capter un peu de chaleur, elle se pointa sur le bord du trottoir à scruter l’horizon à guetter le premier taxi qui traverserait la moindre parcelle de sa rétine. Elle n’aura attendu que deux minutes avant d’en voir un arriver. D’un geste pro, comme si elle avait fait cela toute sa vie, elle leva la main pour l’interpeller. Sans résultat. Quand il passa devant elle, elle comprit qu’il avait déjà un autre client. Rah, maudite ville. Elle n’avait plus qu’à attendre le prochain. Par contre, impossible pour elle se rester stoïque, elle ne cessait pas de remuer les jambes dans l’espoir de se réchauffer un peu. Heu, je vous ai déjà dit qu’elle maudissait cette ville ?

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Garett Sonam le Lun 4 Mai - 19:16

    Garett attendait toujours impatiemment que la jeune humaine s'en aille enfin des parages pour qu'il puisse reprendre une activité à peu près normale. Il était même sur le point de taper nerveusement du pied sur le sol pour encore plus lui faire comprendre son impatience, lorsque soudain, celle-ci se baissa et ramassa un objet que Garett vit tout de suite à cause de sa vision plus développé que "la normale". C'était la carte de crédit de la jeune femme et elle était posée par-terre à l'endroit où elle était tombée il y avait de cela quelques minutes.
    Soudain il se sentit bête et surtout honteux de l'avoir engueulé comme ça alors qu'elle était bien obligée de revenir pour pouvoir s'en aller. Comment aurait-elle put payer ses achats sans argent ? Il y jeta un nouveau coup d'oeil et constata en effet qu'elle avait prit pas mal de vêtement et qu'elle allait bien en avoir besoin. La jeune fille sembla ébahie devant la réaction excessive du jeune vampire et pendant un bon moment, il crut qu'elle allait lui hurler dessus à son tour. Il l'aurait bien mérité à vrai dire, il l'avouait lui-même.
    Mais elle n'en fit rien. Elle se contenta de ramasser sa carte de crédit par-terre, jetant un regard à la fois interrogateur et assassin au jeune vampire. Il s'était vraiment attendu à ce qu'elle lui hurle dessus, elle aurait eu des raisons assez valables pour le faire mais elle avait juste décidé de partir, sans faire de scandale et il l'en remercia intérieurement.
    Il se sentait tout de même extrêmement honteux d'avoir hurlé comme ça sur une pauvre humaine qui n'avait, en somme, rien fait d'extraordinaire. Certes il avait agit comme ça pour la protéger - si elle le savait elle l'en remercierait surement - mais il aurait put ne pas être aussi méchant.. La culpabilité s'emparait de lui à mesure que sa colère retombait et que l'odeur du sang s'amenuisait. En effet, au bout de quelques minutes supplémentaires dans le rayon des manteaux et des vêtements chauds, il sentit l'odeur disparaitre presque complètement du rayon et du magasin, à son plus grand soulagement.
    Il prit enfin ses achats et alla à la caisse, sous les regards suspicieux des clients, comme toujours. Avec le scandale qu'il avait débuté il y avait de ça quelques minutes, il passait encore moins inaperçu que d'habitude. Il fit de son mieux pour ignorer tous les regards curieux qui s'étaient tournés vers lui depuis qu'il avait bougé du rayon jusqu'à ce qu'il arrive à la caisse. Quand soudain il sentit de nouveau l'odeur de l'humaine, pas de son sang, non sa propre odeur.
    Il avait finit par enregistrer son odeur dans sa mémoire olfactive à force de se trouver à côté d'elle et il la reconnut immédiatement. Il renifla légèrement plus fort et sentit que l'odeur venait du comptoir près de la caisse. Il y jeta un coup d'oeil attentif et remarqua que les vêtements que la jeune humaine avait décidé d'acheter il y a quelques minutes - il les reconnut car il les avait bien regardé auparavant - étaient déposés sur le comptoir en question. Il leva l'un de ses sourcils en signe de surprise. Pourquoi diable aurait-elle bien put revenir dans le rayon chercher sa carte de crédit pour finalement ne pas acheter ses articles ?
    Il devait bien avouer qu'il ne comprenait pas la logique de la jeune humaine mais il se sentait toujours assez coupable.. Il lorgna quelques secondes sur les articles, réfléchissant. Il se dit que c'était peut-être un moyen de se faire pardonner, il savait qu'il arriverait à retrouver la jeune femme si elle n'était pas allée trop loin et si elle n'était pas entourée de trop d'autres humains.
    Lorsqu'il arriva à la caisse il posa ses articles sur le comptoir et désigna ceux de la jeune femme du bout du doigt tout en demandant à la vendeuse - qui lui faisait un regard charmeur, visiblement séduite par la perfection de ses traits et son corps musclé.


    - Excusez-moi.. Ces articles là.. A qui sont-ils ?

    Visiblement la jeune vendeuse sembla surprise de cette question. On ne devait pas lui demander souvent ce genre de choses, pourquoi pouvait-il bien lui demander une chose pareil. De plus c'étaient des vêtements pour femmes, alors il ne pouvait pas vouloir les acheter.. La jeune vendeuse ne cacha pas sa surprise, un peu moins sous le charme, le trouvant surement bizarre. Mais Garett s'en fichait pas mal, ce qui comptait c'était la réponse qu'elle pourrait bien lui fournir.

    - Ce sont ceux d'une jeune femme qui n'avait pas de quoi les payer.. Elle est passée il y a tout juste quelques minutes.

    C'était décidé. Il était sur qu'elle n'était pas allée bien loin, et il ne pouvait pas la laisser mourir de froid dehors. De plus, à quoi bon avoir résister comme ça pour lui sauver la vie si c'était pour qu'elle meurt congelée dans une des rue de Québec ? Il fit donc un signe de la main à la vendeuse en lui demandant de rajouter ces articles à ceux qu'il avait déjà pris. Il sortit sa carte de crédit, souriant en revoyant l'objet en question et paya pour leurs articles à tous les deux. Il remarqua au passage que la jeune femme avait juste payé pour l'écharpe, elle n'aurait pas put décemment la laisser là en effet. Il sourit, calmé et de bien meilleur humeur sans l'odeur de sang qui le prenait aux tripes.
    Il prit les articles achetés et les mit dans un sac en plastique. Enfin il sortit du magasin de vêtements et déboula sur le trottoir d'une rue de Québec. Il renifla quelques secondes et sentit très clairement l'odeur de la jeune femme. Elle était d'ailleurs à quelques mètres à peine de lui, près de la rue, tentant désespérément de héler un taxi. Il ne put s'empêcher de sourire et s'approcha de la jeune humaine au moment où un taxi passait devant elle sans qu'elle ait réussit à l'interpeller.
    Il ne sentait presque plus l'odeur du sang séché désormais qu'il était dans la rue. Il y avait un peu de vent qui dispersait l'odeur mais surtout, les rues étaient tellement bondées qu'il avait énormément d'odeurs humaines qui lui venaient et il discernait très difficilement l'odeur du sang parmi toutes celles là. Il aurait vraiment fallut qu'il se concentre dessus, ce qu'il n'essaya même pas de faire, bien au contraire, il fit tout pour en faire abstraction.
    Il s'approcha de la jeune femme et tapa légèrement sur son épaule. Prenant soin de ne pas toucher sa peau nue pour lui donner encore plus froid et aussi pour ne pas risquer encore plus de dévoiler son identité. La jeune femme se retourna, l'air complètement perdue. Aussi il décida de prendre la parole avant qu'elle ne décide que finalement, elle voulait lui hurler dessus pour ce qu'il avait dit tout à l'heure.


    - Vraiment, je suis désolé pour tout à l'heure.. Je ne sais pas ce qui m'a prit..

    Il était extrêmement gêné mais se dit que les achats qu'il venait de faire serraient surement utiles à la jeune humaine qui trépignait presque sur place pour pouvoir se réchauffer - sans grand succès d'après la couleur de sa peau qui virait de plus en plus au bleu. Il tendit donc l'un des sacs du magasin où il avait mit les vêtements de la jeune femme et lui dit, souriant du mieux qu'il pouvait malgré sa gêne persistante.

    - Je les ai vu à la caisse et je me suis dit que je vous devais bien ça.

    La jeune femme sembla d'abord hésiter à prendre le paquet qu'il lui tendait. Comme si elle s'attendait à ce qu'il soit piégé et mortel. Il fit alors un nouveau geste en avant pour l'encourager à prendre le sac qu'il lui tendait. Elle semblait toujours hésiter, peut-être était-ce surtout dû à ses sautes d'humeurs, elle devait être trop ébahie pour réagir mais lui voyait bien qu'elle mourait de froid.

    - Ne vous inquiétez pas, ils ne vont pas vous tuer.. Le froid en revanche..

    Il sourit légèrement tandis qu'elle se décida enfin à prendre le sac. Elle l'ouvrit et en sortit les vêtements qu'elle avait acheté. Cela lui rappela la raison pour laquelle il était entrain dans le magasin et sortit lui aussi le manteau du sac qu'il venait de prendre. Il l'enfila à son tour, l'air désinvolte et inconscient du froid qu'il faisait dehors. La preuve, il ne s'était même pas rendu compte qu'au final il n'avait même pas enfilé le manteau qu'il venait tout juste d'acheter.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Invité le Lun 4 Mai - 20:32

Taxi… Taxi…Taxi… TAXIIIIII… Voilà, un peu près, le seul mot qui se répétait dans la tête de la jeune fille. Un peu comme si elle espérait qu’en appelant un de ces véhicules mentalement, celui-ci finirait par surgir de nulle part. A moins, qu’elle s’efforçait de faire cela pour ne pas penser au froid, bien que cette sensation bien réelle était impossible à occulter. Bref concentrer sur l’apparition providentielle d’un taxi, elle fut vraiment surprise de sentir une main sur son épaule. D’ailleurs, la réaction qu’elle eue traduisait assez bien cet étonnement. Elle eu un léger sursaut, tout en se retournant vivement vers la personne détentrice de cette main. Même que, si besoin il y avait, elle était prête à en démordre farouchement. Mais, ses yeux s’écarquillèrent rapidement en voyant la personne qui se tenait devant elle. L’homme. Oui, elle le désignait comme « l’homme » à défaut d’avoir un prénom, c’était toujours mieux que rien. Il se tenait là, devant elle, sans aucun regard énervé ou dégoûter, ou quelconque expression qui avait pu lui traverser le visage quelques minutes plus tôt.

Sur le coup, elle n’imaginait pas possible qu’il puisse s’agir de la même personne. Si bien que… Heu… En fait, elle s’apprêtait presque à lui demander si il n’avait pas un frère jumeau. Le genre de frère diabolique, cacher dans les rayons d’un magasin. Mais cette question aurait été vraiment, mais alors, vraiment stupide. Et puis, la théorie du jumeau venait de s’effondrer vu qu’il s’excusa rapidement pour ce qui s’est passé dans le magasin. Soit disant qu’il ne savait pas ce qu’il lui avait prit. Non, bien sûr qu’il ne savait pas… Non, mais sérieux, il l’a prenait pour une demeurée ? Elle arqua un sourcil, mais ne préféra pas répondre. Parce que franchement, elle ne pouvait pas croire qu’il ne savait pas ce qui lui avait pris. Alors quitte à s’excuser autant le faire de manière sincère, au lieu de ramener une excuse préfaite sur le tapis. Bref, sur le moment son air semblait traduire un espèce de « ouais, bien sûr, j’y crois à mort » totalement ironique, bien évidemment.

Mais Alexandra était loin d’être au bout de ses surprises. Voilà qu’il lui tendait un sac, qu’elle regarda d’un air septique. Il expliqua bien vite les raisons qui l’avaient poussé à lui ramener ces affaires. Il, selon lui, les aurait vu en caisse et trouvait qu’il devait bien cela à Alexandra. Franchement, comment pouvait-elle comprendre quoique ce soit ? Ne serait-ce que par fierté elle aurait refusé… En temps normal. Mais là, elle ne pouvait pas accepter pour une toute autre raison. Le prix de ces vêtements n’avait rien de comparable avec un carambar. Ce qu’elle pensait par là, c’est qu’elle ne pouvait pas accepter quelque chose d’aussi onéreux. Beaucoup des personnes la connaissant vous diraient qu’alexandra n’a aucune notion de l’argent, vu qu’elle en avait toujours eu à l’excès. Mais c’était loin d’être vrai, elle savait ce que cela représentait. Et même si cet homme avait les moyens de payer ces vêtements, elle ne pouvait décemment pas accepter.

Il insista pour qu’elle prenne le sac, alors qu’elle cherchait une façon de refuser. Du coup, c’est de manière assez machinale qu’elle attrapa le sac, en fait elle se rendit compte de son geste qu’une fois qu’elle l’avait entre les mains. Elle secoua la tête, un air vraiment désolé sur le visage. En fait, elle ne voulait vraiment pas montrer de mauvaise volonté, c’est juste que tout cela lui paraissait excessif. Elle avait vraiment du mal pour accepter des choses qu’elle ne pouvait pas rendre. Ce qui se trouvait être le cas à ce moment bien précis. Alors qu’elle allait exprimer son refus, il finit par dire que cela n’allait pas la tuer, alors que le froid pouvait. Une réflexion qui lui arracha un sourire. Mais qui restait un peu au-delà de son mode de fonctionnement et des principes qu’elle s’était construite toute seule. Alors, elle releva les yeux vers lui pour s’expliquer.


_ C’est vraiment excessif… Trop, même… Je peux pas accepter, vous devriez allez les rendre et vous faire rembourser. Et puis… Elle jeta un coup d’œil sur la route. Un taxi va bien finir par arriver alors, je devrais pouvoir survivre encore quelques minutes.

Elle n’en revenait d’avoir parler de manière aussi calme. Non mais sérieux, il était vraiment étrange. Il en revenait aux excuses, comme au moment où elle lui avait foncé dedans. Alors qu’ente ces deux moments, il était passer par un tas d’autres expressions beaucoup plus négatives. Elle ne pouvait vraiment pas passer à côté de ce genre de sauts d’humeurs. Après tout, si elle acceptait, qu’est ce qui empêchait l’homme de se remettre à penser ce qu’il avait pu penser quelques minutes plus tôt. D’accord, elle ignorait la nature de ses pensées, mais pour elle il n’y avait rien de bon vu ses réactions. Franchement, elle était carrément à mille lieux de s’imaginer qu’il avait fait cela pour son bien… Pour sa propre survie. Le vampirisme, n’était vraiment pas le genre de chose à laquelle on pensait après quelques paroles échangées. Passant les doigts d’une main sur une tempe, l’air de réfléchir, elle plissa légèrement les yeux pour être certaine de ce qu’elle allait dire. En y réfléchissant bien, la seule chose qu'il pouvait éventuellement lui devoir, c'était des explications. Finalement, ses doigts quittèrent le haut de son visage pour se laisser tomber le long de son corps en suivant le mouvement de son bras. Regardant à nouveau l’homme, elle commença.

_ Écoutez, je ne sais vraiment pas à quoi vous jouez. Mais vous êtes franchement difficile à comprendre. Ca va, vous vous excusez, puis la seconde d’après j’ai l’impression d’être la pire personne sur terre. Alors pourquoi vous êtes là à vous souciez du fait que je puisse avoir froid ? Y a quelque chose qui ne colle pas dans le raisonnement, ou un truc qui m’échappe.

En toute franchise, elle avait dit cela parce que c’était dans son caractère. Elle avait besoin de dire ce qu’elle pensait, trouvant que c’était souvent mieux –même si des fois, ça lui jouait des tours. Mais si elle espérait une réponse sincère en retour, elle doutait vraiment de l’avoir. Si il venait à lui répondre un truc du genre « je ne vois pas de quoi vous parlez », elle se voyait déjà en train de poser le sac au sol, de tourner les talons et de marcher le long du trottoir pour aller chercher un taxi plus loin. Elle voulait bien être patiente, faire preuve de compréhension, mais là elle avait vraiment l’impression d’être prise pour la première demeurée. Et ce genre de chose ne lui convenait pas. Non pas parce que c’était un coup bas dans son estime, mais parce qu’elle n’avait donner aucune raison valable pour véhiculer cette image. Où alors, elle voulait bien savoir où elle avait fait une erreur.

Bref si lui avait mit son manteau –alors qu’il ne semblait pas en avoir besoin- elle, elle restait avec son sac de vêtements dans les mains. Prête à le poser, si la réponse ne lui semblait pas sincère. D’ailleurs en parlant de vêtement, il était vraiment bizarre. Comment pouvait-on avoir la peau si froide –ce qui logiquement voudrai dire qu’on a froid- alors qu’il semblait mettre son manteau plus par obligation, que par nécessité. Un tas de questions se bousculaient dans sa tête, sans pour autant qu’elle en trouve des réponses logiques. Quelque chose la dépassait probablement, mais elle était incapable de savoir quoi… Pour le moment.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Garett Sonam le Lun 4 Mai - 22:08

    Garett regardait toujours la jeune femme - dont il ne connaissait même pas le nom à la réflexion d'ailleurs.. - qui avait toujours le regard plongé dans le sac, sans pour autant en sortir quoique ce soit pour l'enfiler. Il ne comprenait pas pourquoi elle hésitait comme ça, il devait vraiment faire un froid de canard à en voir les autres habitants qui passaient dans les rues de Québec, alors pourquoi ne prenait-elle pas le manteau qu'il lui avait acheté pour éviter de mourir de froid comme elle le faisait bêtement en ce moment même ?
    Certes le jeune vampire oubliait un élément que les humains semblaient beaucoup prendre en considération au contraire : la valeur de l'argent. Pour lui ces billets ne voulaient rien dire, les Denalis avaient toujours eu tout l'argent dont ils avaient besoin à vrai dire et Garett n'avait jamais eu à se soucier de ne pas avoir d'argent pour acheter ce qui lui faisait envie. Certes il ne s'en servait que rarement, mais tout de même. Il ne comprenait pas que d'accepter un tel manteau avait quelque chose d'inconvenant et de gênant pour la jeune femme. Il ne s'était à vrai dire même pas occupé du prix en l'achetant donc..
    Ainsi il n'avait aucune idée de la raison qui poussait la jeune humaine à le regarder l'air de dire "tu veux vraiment que je mette ça ? Tu te fous de moi ??". Il prit un air de plus en plus surpris au fur et à mesure que les secondes passaient sans que la jeune femme ne bouge et ne mette le manteau qui était dans le sac sur elle-même. Il allait la pousser de nouveau à accepter et à se couvrir si elle ne voulait pas mourir dans le grand froid Canadien au moment même où elle ouvrit la bouche, pour expliquer justement les raisons de son geste, ou plutôt de son inactivité.
    Garett ouvrit grands les yeux lorsqu'elle lui assura qu'elle ne pouvait pas accepter un tel manteau, que c'était excessif, qu'il était beaucoup trop cher et qu'il n'avait aucune raison de lui avoir acheté ce manteau. Il rit doucement lorsque la jeune femme lui dit qu'un taxi arriverait bientôt et qu'il la prendrait et que donc elle n'aurait plus froid. Lorsqu'elle lui tendit le sac, il ne le prit pas, attendant d'avoir réussi à convaincre la jeune femme de finalement accepter ce qu'il lui offrait. Il ne voyait pas l'utilité qu'il aurait d'un tel vêtement et il n'avait aucune envie de retourner dans le magasin pour se faire rembourser de l'argent dont il n'aurait non plus aucune utilité.
    Il se décida donc finalement à lui dire, souriant malicieusement :


    - Je vous assure que ce n'est rien, l'argent n'a jamais été un problème pour n.. Moi. De plus si vous espérez vraiment attraper un taxi comme ça.. Vous pourriez finir par mourir de froid.

    Il avait faillit dire "nous", il s'en était rendu compte un peu trop tard. En effet, dire "nous" impliquait légèrement qu'il y avait d'autres gens qu'il connaissait dans la même situation que lui. Certes pour un humain ce n'était pas du tout surprenant, mais comme Garett essayait de protéger son secret - qui était aussi sa famille, en partie - il avait tendance à ne pas vouloir les mentionner. Il continua néanmoins le plus naturellement qu'il put, priant pour que la jeune femme n'ait rien remarqué.
    Il rit de bon coeur cette fois-ci, se sentant beaucoup plus à l'aise que tout à l'heure désormais que cette odeur de sang avait cessé de s'emparer de son esprit et de faire remonter en lui ses pulsions les plus dangereuses, ses instincts les plus meurtriers. Non, il était désormais persuadé, qu'à part si la jeune humaine se remettait soudainement à saigner, il ne lui arriverait rien de mal en sa présence, il ne lui ferait plus de mal à cause de sa nature, à part si elle venait à se cogner de nouveau contre lui, ce qu'il ne lui souhaitait pas franchement.
    Tandis que lui avait arrêté de rire, la jeune fille, elle, semblait plongée dans ses pensées, comme si elle était tiraillée par un espèce de dilemme. Garett ne comprenait pas très bien ce qu'elle attendait pour se couvrir, sérieusement, le froid devait vraiment être intense. C'était une question de santé désormais, elle devait mettre un manteau à part si, bien sur, elle voulait finir à l'hôpital.
    Tandis que lui était absorbé par ces pensées, la jeune femme elle, semblait toujours perdue dans une toute autre question qui la hantait. Elle devait être déterminée à comprendre le comportement qu'il avait eu à son égard peu avant et il n'aurait pas pu la blâmer pour ça. Il était lui-même très curieux et quand il vivait avec sa tante, il aurait lui aussi rêver d'avoir des réponses sur tous les mystères qui l'entouraient. Enfin la jeune femme sembla se décider à poser ses questions. Elle y alla franchement, n'ayant pas peur de lui parler directement, sans prendre de détours.
    Garett était tout simplement surpris de la réflexion de la jeune femme, pensant naïvement qu'il aurait pu se comporter comme il l'avait fait quelques minutes auparavant sans que la jeune femme ne lui pose aucune question sur l'étrangeté de son attitude. Quel idiot il pouvait faire parfois. Il ne pouvait pas décemment lui expliquer ce qui l'avait repoussé en elle alors il décida de jouer habillement les choses. C'était simple, ce serait donnant-donnant, quoiqu'il n'allait pas vraiment donner d'explications.. Tout du moins pas maintenant, ce n'était même pas envisageable comme possibilités.
    Il décida donc de lui dire, toujours ce sourire malicieux sur ses traits qui faisait apparaitre une fossette particulièrement craquante sur son visage :


    - Mettez ce manteau et après je vous expliquerais.. Peut-être.

    Puis il eut soudain un peu peur que la jeune femme ne s'en aille comme ça et il avait fait tellement d'efforts pour la sauver de ses propres griffes et pour s'empêcher de se nourrir de son sang pour calmer sa soif, ce n'était pas pour la laisser partir comme ça pour mourir de froid quelques heures après. Non, il n'en était pas question. Il ne réduirait pas à néant tant de minutes de souffrance silencieuses intenses. Il dit donc pour la satisfaire à moitié, histoire de la convaincre de sa bonne volonté.

    - Je dois bien avouer que je me suis senti coupable de mon attitude..

    C'était assez évident à deviner mais c'était l'une des seules choses qu'il pouvait expliquer sans pour autant dévoiler tout le secret de leur espèce et toute leur nature jusqu'ici ignorée par tous les humains, dont la jeune femme qu'il avait en face de lui. Et ce secret, il ne pouvait pas le trahir comme ça, pas juste pour satisfaire la curiosité d'une jeune humaine qu'il ne connaissait presque pas et encore moins pour faire taire sa culpabilité. Il avait un autre moyen de se sentir nettement moins coupable, se rappeler qu'il venait de lui sauver la vie et qu'il était peut-être sur le point de recommencer.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Invité le Lun 4 Mai - 23:21

L’argent n’était pas un problème pour lui –lui, et d’autre personne, vu que son lapsus / rattrapage n’était pas vraiment passé inaperçue- mais là n’était pas vraiment la question. Pour elle non plus ce n’était pas un problème, enfin avant qu’elle se décide de quitter sa famille, mais ce n’était pas une raison pour que cela ne soit pas dérangeant de recevoir quelque chose. Ok, le raisonnement était peut-être un peu tordu. Mais elle ne pouvait accepter ce qu’elle ne pouvait rendre. Et dans l’immédiat, il était difficile de sortir soudainement une nouvelle carte de crédit qui fonctionnerait, alors qu’elle n’avait pas pu payer elle-même ses vêtements. Et encore plus, quand la nouvelle carte de crédit n’est pas au même nom que la première, bien que ce détail ne pouvait pas être connu de l’homme… Sauf si il avait un regard digne d’un aigle royal et qu’il ai pu sniper le nom sur la carte qu’elle avait désigner la dernière fois qu’elle était retourner dans le rayon de vêtement. Bref, si elle acceptait, elle ne serait pas en mesure de le remercier de manière équivalente. C’est cela qui se trouvait être le problème. Ce n’était pas à proprement parler une histoire d’argent. Mais comment pouvait-il le deviner, il ne lisait pas dans les pensées, après tout ! Même si elle ne s’expliquait pas réellement, elle décida de camper sur sa décision. Il refusait de reprendre le sac. Elle refusait de l’ouvrir. Bin, oui, elle aussi pouvait se montrer têtue.

_ L’argent n’est pas vraiment la question. C’est surtout une question de principe. Et puis pour le taxi, au pire je me jette devant, il sera bien forcé de s’arrêter, non ?

La question était surtout rhétorique. Dans tous les cas, elle ne se voyait pas vraiment se jeter sous les roues d’une voiture. Avec la chance qu’elle avait, c’est le moment où la voiture déciderait de ne plus faire fonctionner les freins… bref, bien trop suicidaire pour elle. Mais le fait de répondre ce genre de chose était une façon de montrer qu’elle ne bougera pas de sa position. C’était sans compter l’esprit de l’homme qui décida de jouer sur un tout autre tableau. Elle fut prise au dépourvu. C’était quoi le délire ? Une sorte de chantage à la noix ? « Met le manteau, et je raconte »… Peut-être… Alex’ plissa les yeux cherchant à évaluer le degré de sérieux dont l’homme faisait preuve. Il avait l’air des plus sérieux. Pourquoi semblait-il se soucier d’elle ? Pourquoi maintenant ? Alors que franchement, elle aurait parier qu’un peu plus et il lui aurait volontiers sauter dessus –dans le sens, funeste du terme. Trop déroutant. Une moue se dessina sur la bouche de la petite brune qui hésitait encore. Ses principes, ou ses réponses éventuelles ? Puis finalement, elle lâcha dans un soupir :

_ Ca va, vous avez gagné…

Avec un semi regret, elle sortie le manteau du sac et l’enfila. Bon, elle ne pouvait vraiment pas nier que cela la réchauffait un peu et que cette sensation était vraiment la bien venue. D’ailleurs, elle l’avait à peine enfilé, qu’elle le serra un peu plus contre elle. Ses jambes étaient toujours, en partie, à l’air mais rien n’était comparable à quelques secondes auparavant. Alexandra venait de s’asseoir sur un de ses principes de bases, elle espérait avoir des réponses en contre partie. D’ailleurs l’homme lâcha qu’il s’était sentit coupable de son attitude. Tu m’étonnes ! A sa place, elle aurait déjà fuit se refusant d’agir de cette manière sans que ce soit mérité. Cette réponse avait quelque chose de trop banale pour cette réaction peu commune. Du moins, c’était un peu trop passe partout, un peu trop facile comme explication. Mais, si elle s’était promit de partir si la réponse ne lui convenait pas, elle ne bougea pas pour autant. Elle avait l’impression que cette phrase était un peu laissée en suspend, comme si elle avait été dite en signe de bonne volonté. Alors, elle décida de voir ce que cela allait donner. Ceci étant dit, elle décida qu’il fallait qu’elle pose des questions. Peut être que ces dernières devaient être plus précises si elle ne voulait pas une vague réponse, qui aurait pour n’importe quelle question. Fixant son regard dans celui de l’homme, elle continua donc.

_ Pourquoi vous m’en voulez, ou vouliez tant ?

Oui, la différence de temps dans le verbe « vouloir » était importante dans cette question. Cela traduisait assez bien le fait qu’elle soit complètement paumée. Elle ne comprenait pas pourquoi il avait pu lui en couloir et surtout, elle ne comprenait pas pourquoi il ne semblait plus lui en vouloir maintenant. Sachant qu’il ne s’était passé qu’une dizaine de minutes entre ces deux moments. D’accord, il n’y avait pas que cela qui soit déroutant, surtout quand elle le regardait de cette manière. Ces traits parfaits, cette voix, cette odeur, jusqu’à cette fossette se dessinant lors de ses sourires. Tout chez lui donnait un côté irréel. Alors finalement, peut être que ces sauts d’humeur non compréhensifs s’expliquaient par le fait qu’en réalité il n’en avait pas eu, qu’il n’existait pas. Personne ne pouvait être aussi parfait, ne pouvait avoir la peau aussi dure et froide, ne pouvait changer d’humeur comme on change de chemise… L’explication la plus logique c’est qu’elle s’était imaginée tout cela. En fait, elle était dans son lit, à l’internat, et rêvait de sa fuite. Un rêve qui tentait de la dissuader, qui lui prouvait qu’elle plongeait vers une vie qu’elle ne comprendrait pas… Ou un truc dans le genre. Elle regarda le visage de l’homme, presque certaine qu’il allait finir par s’évanouir dans la nature, tout comme ce décor et ce froid intense.

_ C’est à ce moment là, que vous allez disparaître ?

Elle avait du mal à croire que cette question était sortie de sa bouche. En fait, elle ne voulait que la penser. La formuler de manière muette, pour elle-même. Une façon de prévoir son réveil, de ne pas être trop déçu. Toute façon, qu’elle l’ai dite à voix haute ou pas, cela ne changeait rien. Tout allait disparaître… En fait, elle n’en n’était pas certaine. Elle s’imaginait que c’est ainsi que cela devait se passer pour avoir une explication rationnelle à tout cela. Mais si elle rêvait, pourquoi avait-elle aussi froid ? Pourquoi avait-elle ressentie cette douleur aigue au niveau de l’arcade durant sa chute sur le trottoir. Pourquoi avait-elle parfaitement sentie le froid de cette peau. Ces sensations étaient bien trop réelles pour être fausses. Ok, elle était carrément paumée.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Garett Sonam le Ven 8 Mai - 13:59

    Garett attendait toujours la réponse de la jeune humaine. Il ne comprenait vraiment pas la logique qu'elle avait. De toute évidence, elle se gelait sur place, il venait lui offrir un manteau et elle le refusait. Pourquoi ? Décidément il ne comprendrait jamais la logique des humains, il avait dut la perdre avec sa nature d'humain, pensa-t-il.
    Il avait pourtant cru que la jeune fille serait assez curieuse pour enfiler le manteau juste pour obtenir des réponses à toutes les questions qui devaient se bousculer dans sa tête. Mais au lieu de ça, elle lui répondit une absurdité sur le fait qu'elle pourrait très bien se jeter devant un taxi pour le forcer à la prendre à son bord. Garett ne put réprimer un sourire moqueur, il imaginait déjà la scène que cela donnerait et il visualisait parfaitement bien la fin.


    - Vous tenez vraiment à mourir aujourd'hui, non ? Si ce n'était que ça, vous auriez dû le dire plus tôt.

    Il sourit malicieusement, faisant référence au danger qu'elle avait courut quelques minutes auparavant dans le magasin à ses côtés. Bien sur, la jeune humaine ne comprendrait pas ce qu'il avait vraiment voulut dire, elle ne comprendrait surement que le fait qu'il pense qu'elle veuille mourir de froid à ne pas accepter son manteau.. C'était d'ailleurs bien mieux ainsi.
    Soudain, la jeune femme sembla enfin céder aux demandes de Garett et prit le manteau qu'elle sortit du sac. Elle l'enfila en lâchant dans un soupir qu'il avait gagné. Garett avait eu raison, la curiosité humaine était vraiment énorme chez la plupart des membres de leur espèce et celle-ci ne faisait pas vraiment exception à la règle. Elle avait finit par craquer et à son attitude il pouvait voir que le manteau lui faisait du bien et qu'il commençait déjà à la réchauffer. Il sourit donc, satisfait.
    Malgré cela, il savait pertinemment qu'il avait encore des réponses à donner maintenant. Il ne savait pas vraiment comment justifier son attitude de tout à l'heure. Il ne pouvait décemment pas dire la vérité, non la vérité n'était définitivement pas une option. Il commençait déjà à réfléchir à toute vitesse, pouvant assez aisément deviner les questions qu'elle allait pouvoir lui poser. Il avait toujours des explications bancales pour la dureté de sa peau, sa couleur et sa température si basse. Il fallait qu'il se tienne à cette version s'il voulait être un tant soit peu crédible.
    Mais elle allait surement aussi lui demander d'expliquer pourquoi il était venu l'aider alors qu'il s'était montré aussi odieux tout à l'heure. Dans ce cas là, le jeune vampire évoquerait surement la culpabilité, c'était courant chez les humains et aussi chez les vampires. Il ne lui restait plus qu'à expliquer pourquoi il avait été aussi odieux.. Et ça, c'était l'explication la plus dure à trouver. Il n'arrivait pas à trouver d'explications ne serait-ce qu'à peu près plausible. Il se demandait bien comment il allait s'en sortir sur ce coup là..
    Quand soudain il fut tiré de ses réflexions par la question de la jeune femme. C'était exactement celle qu'il avait prévu et redouté. Il n'avait aucune idée de comment expliquer son attitude à la jeune femme sinon en lui disant la vérité. Mais comme il y avait réfléchit auparavant, c'était impossible de lui expliquer cela ! Qu'allait-il bien pouvoir lui inventer comme mensonge ?! Décidant qu'il lui fallait plus de temps pour réfléchir, il commença par faire une petite remarque.


    - Pourquoi je vous en voulais tant..

    Il avait déjà répondu à l'une de ses interrogations et ça, sans mentir. C'était déjà pas mal. En effet, il lui avait bien précisé qu'il lui en voulait, ce qui sous-entendait qu'il ne lui en voulait plus maintenant. Mais la véritable question restait toujours en suspend, sans réponse correcte et Garett commençait vraiment à paniquer. Il fallait qu'il trouve quelque chose et vite s'il ne voulait pas que la jeune femme s'en aille en laissant là le manteau, car il savait qu'elle en serait capable vu ce qu'elle avait fait auparavant.
    Non, il devait trouvé une réponse plausible et le seul moyen qu'il trouva pour faire ça sans lui dire la vérité, c'était de rester le plus vague possible dans sa réponse. Il n'avait pas le choix. Se maudissant d'être entré dans ce magasin, il lui dit alors :


    - J'avais du mal à supporter d'être à côté de vous..

    Il leva un sourcil, comme pour montrer que sa propre réponse l'étonnait. Il n'avait pas du tout répondu à la question il en était conscient. Ça, la jeune femme avait bien dû s'en rendre compte par elle-même. Ce qu'elle voulait savoir c'était pourquoi !
    Heureusement, la jeune femme avait fait en attendant une remarque tout aussi curieuse - au moins !-. Elle lui avait demandé si c'était à ce moment là que le jeune vampire allait disparaitre.. Garett était des plus perplexes. Il ne comprenait pas du tout le sens de cette phrase ni le rapport qu'elle avait avec sa précédente question. La jeune femme pensait rêver ou quoi ? Il fronça de nouveau les sourcils d'étonnement et dit.


    - Je vous demande pardon.. Je ne suis pas sur d'avoir tout compris..

    Il espérait que cette remarque éclipse le manque de réponse convaincante à la précédente question, sans grands espoirs néanmoins.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Invité le Ven 8 Mai - 19:31

Mourir aujourd’hui ? Alex’ arqua légèrement un sourcil. Elle ne comprenait pas vraiment le sens de cette question. Elle ne comprenait pas non plus que, si c’était le cas, elle aurait du le dire plus tôt. Il n’avait jamais été question de cela, elle n’était même pas certaine qu’on pouvait réellement mourir de froid. Imaginant que cela était très compliqué, c’était surtout une façon de parler. En fait, ce qui la dérangeait vraiment dans ce qu’il venait de dire, c’était les derniers mots : « Si ce n’était que ça, vous auriez pu le dire plus tôt ». Une phrase qui pouvait paraître anodine, surtout en vue du sourire malicieux qu’il plaça à la fin. Mais, Alex’ ne trouvait pas que le sujet soit spécialement amusant. « Si ce n’était QUE ça » Comment mourir pouvait être une chose aussi anodine ? Et pourquoi le dire plus tôt ? Est-ce que cela impliquait un sous entendu du genre « j’aurais pu m’en charger » ? La jeune fille regarda l’homme un instant, comme pour chercher à comprendre si il y avait vraiment un sous entendu, ou si c’était simplement une sorte de plaisanterie. Elle aurait probablement optée pour la deuxième solution, mais c’était sans compter la réaction qu’il avait eut dans le magasin qui pouvait permettre de douter.

Une brève pensée un peu folle traversa l’esprit de la jeune fille. Et si… Et si ce type était le genre de tueur en série dont on entend parler dans les films. Le genre de mec trop sympathique au premier abord, et qui, dès que quelque chose le dérange, pète un boulon et tue tout ce qui bouge. Sans vraiment s’en rendre compte, elle s’était mise à ouvrir grands les yeux, une légère frayeur lui traversant le regard face à cette pensée. Mais elle secoua bien vite la tête pour remettre ses idées en place. C’était totalement ridicule. Fallait vraiment qu’elle arrête les films et les bouquins. Mais par acquis de conscience, elle se décida tout de même à répondre un truc, pour prouver qu’elle tenait un minimum à la vie… Surtout maintenant qu’elle allait lui appartenir entièrement.


_ Pas vraiment non… Elle baissa un peu les yeux, et s’exprima d’une voix légère, comme si elle se parlait à elle-même. Si ça ne tenait qu’à moi, une éternité me conviendrait…

Relevant la tête, pour prendre un air un peu plus présent, elle lâcha un sourire. Bien évidement elle n’avait aucune idée de la personne qui se trouvait réellement en face d’elle. Aucune idée que cette personne possédait -à moins qu’on abrège son existence- l’éternité ! Comment aurait-elle pu le savoir ? Même si il se baladait avec un panneau lumineux au dessus de la tête annonçant que c’est un vampire, elle ne pourrait pas y croire. Bref, cette pensée ne lui traversa même pas l’esprit, n’étant pas le genre de choses que l’on puisse penser au premier abord. En tout cas, pas quand on ignore totalement leur existence. Ce qui n’était pas le cas de tout le monde, mais d’une grande majorité dont Alexandra faisait partie.

Du coup, elle se concentra assez rapidement sur la réponse à sa question. Une réponse qui pourrait lui donner une explication logique au comportement qu’il avait eu. Une réponse qui empêcherait la jeune fille de divaguer sur des hypothèses plus débiles les unes que les autres, qu’elle ne pourrait même pas oser dire de peur de passer pour une folle. Avoir penser que ça pouvait être une sorte de tueur en série… Sérieux… Il y avait de quoi se foutre d’elle. Il commença à s’expliquer mais laissa sa phrase en suspend. La petite brune ne bougea pas, elle aurait pu se dire qu’il ne comptait pas répondre et, donc, partir. Mais elle préféra d’attendre, de voir si une suite allait venir ou non. Finalement, ce fut le cas. Il avait du mal à supporter d’être près d’elle… La réponse qu’il venait de donner ne l’étonnait pas vraiment. Elle aurait pu trouver cela toute seule, cependant elle ne comprenait pas pourquoi il avait eu cette réaction. Et c’était bien là, la question qu’elle avait posée. Alors, elle pouvait facilement en déduire qu’il ne lui avait pas répondu. Mais, c’est étonné qu’il continua en lui annonçant qu’il n’avait pas compris la dernière phrase qu’elle avait prononcé. Ce qui était totalement logique étant donné que c’était un truc qu’elle souhaitait seulement se dire à elle-même. Et c’est sur cette phrase qu’elle décida de répondre en premier.


_ Laissez tomber, j’suis pas certaine de tout comprendre non plus.

Tout était trop étrange pour elle. Le qu’il lui était peu supportable de rester à côté d’elle, alors que maintenant cela ne semblait lui poser plus de problème que ça. Le fait qu’il soit si mal à l’aise pour lui donner une réponse, comme si la vérité était à éviter. Le fait qu’il était près à tenter de lui fournir des explications pour qu’elle garde un manteau chaud, prouvant qu’il pouvait aussi se soucier un minimum d’elle, alors qu’à côté de ça elle avait eu une impression totalement différente dans le magasin. Bref, rien ne collait avec rien. C’était une façon de faire totalement anarchique pour elle, elle n’y trouvait pas la moindre logique. Le pire dans tout cela, c’est que ce n’était pas lui qu’elle trouvait le plus bizarre. Parce que si il l’était en sa présence, c’est que c’est elle qui devait dégager un truc d’étrange pour l’amener à avoir ce genre de réaction. Sans le moindre énervement, sans même hausser la voix, elle releva une fois de plus les yeux vers lui, pour finalement en revenir à la question qu’elle avait posé un peu plus tôt.

_ Je suis désolée, je cherche juste à comprendre ou se trouve mon problème. Parce que je dois bien en avoir, ou en dégager, un pour que vous réagissiez de manière si différente en l’espace de si peu de temps.

Bien sur, elle s’interrogeait toujours sur les raisons d’une beau si froide, pale et dure, sur ses traits si parfait, si cette aura général qu’il pouvait dégager qu’on avait bizarrement envie de fuir tout en souhaitant rester. Mais, dans l’immédiat, pensant que c’était elle qui posait problème, elle voulait d’abord pouvoir comprendre ce point pour éventuellement en comprendre d’autre. Si au moins elle savait ce qui cloche chez elle, alors elle pourrait peut être chercher comment y remédier, pour éviter de causer des soucis de conscience à ce cette personne. Et de cette manière, elle serait peut être plus en mesure de lui poser des questions sur cette étrangeté. Qui de doute façon, elle imaginait, devait avoir une explication complètement logique.

Pour ce qu’elle venait de lui dire, elle avait bien quelques théories. Tout tournait plus ou moins sur l’odorat. Parce qu’après tout, il n’avait pas cessé de mettre sa main devant sa bouche de manière assez protectrice, se protégeant parfois le nez par la même occasion. Elle aurait même parié, qu’il s’était forcer à ne plus respirer de manière assez brutale –au moins une fois- mais cela ne restait pas réellement possible alors, elle ne pouvait pas vraiment annoncer cet argument qui serait plus débile encore que ces théories sans fondements…

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Garett Sonam le Sam 9 Mai - 12:23

    La jeune femme avait eu un air particulièrement étonné à la remarque de Garett. Quand il lui avait dit qu'elle aurait du le dire plus tôt si elle voulait mourir, elle avait froncé les sourcils pendant quelques secondes. Il n'avait pas pensé que cela l'intriguerait, il aurait mieux fait de se taire, encore une fois. Mais c'était trop tard désormais, il l'avait dit, il ne restait plus qu'à espérer que la jeune humaine oublie vite cette référence au danger qu'elle avait courut quelques minutes auparavant.
    Il était légèrement embarrassé devant l'air si intrigué de la jeune humaine, priant pour qu'elle n'ait pas compris qu'il aurait pu la tuer plus tôt. Il tentait de se rassurer en se disant qu'aussi loufoques et stupides étaient les humains, aucun n'aurait réussit à comprendre ça dans la phrase qu'il avait dit. Mais il s'inquiétait quand même légèrement, cette jeune femme paraissait presque affolée maintenant et peut-être était-elle entrain de formuler dans sa tête des hypothèses toutes aussi loufoques les unes que les autres.
    Quand finalement elle lui répondit. Encore une fois sa remarque était extrêmement ironique au vu de la situation de Garett, de sa propre nature qu'il ne pouvait pas renier. En effet, elle lui avait dit qu'une éternité lui aurait suffit et Garett ne put pas s'empêcher de rire nerveusement avant de prendre un sourire malicieux. Si elle savait.. Mais comment aurait-elle pu le deviner ? Aucun humain ne pourrait imaginer qu'autour de lui se trouvait une autre espèce, leur prédateur à vrai dire, se nourrissant de leur sang et qui était éternelle. Non, Garett était persuadé que même dans ses rêves les plus fous, la jeune humaine n'aurait pu imaginer un tel scénario. Il se rassura donc, plus convaincu que son secret était bien gardé.
    Mais autre chose l'intriguait toujours. La phrase de la jeune femme sur le fait qu'il allait disparaitre. Il avait beau se creuser la tête, retourner le problème dans tous les sens, il ne comprenait pas du tout ce qu'elle avait bien put vouloir lui dire. Elle s'attendait à ce qu'il se volatilise dans l'air, comme s'il n'avait jamais existé peut-être ? Comme s'il était juste une illusion, un rêve ? Si c'était bien ça, alors cela voulait bien dire que la jeune humaine avait bien noté l'étrangeté de Garett et ce n'était pas spécialement une bonne nouvelle.
    Car même si elle devait être à mille lieux de savoir que Garett était un vampire, elle se doutait déjà que quelque chose et ce n'était pas très bon signe. Il devait éviter d'attirer l'attention sur lui et sur son étrangeté. Pour le coup c'était plutôt raté. Oh et puis après tout, le plus important c'était qu'elle soit encore en vie, non ? Peu importait si elle le trouvait bizarre du moment qu'il ne lui avait pas sauté dessus dans le magasin pour se nourrir de son sang.. C'était l'essentiel.
    De plus, la jeune humaine finit par admettre elle-même que cela n'avait pas d'importance. Que sa remarque était très bizarre et qu'elle-même ne comprenait pas très bien pourquoi elle avait dit ça. C'était rassurant, elle se raisonnait et commençait à prendre conscience que quelque soit l'hypothèse qu'elle ait put formuler, elle était ridicule - ou en tout cas pour quelqu'un qui ne connait pas l'existence des vampires -.
    Pendant ce temps, Garett réfléchissait toujours à une réponse convaincante qu'il pourrait lui donner sans pour autant tout lui dévoiler.. C'était dur, le meilleur moyen était de rester très évasif, vague.. Oui, c'était surement la clé. Mais il fallait quand même trouver quoi dire et ce n'était pas évident non plus. Comment expliquer sa réaction sans lui dévoiler sa véritable nature ? Ce n'était pas aisé du tout..
    Cependant il sortit de ses réflexions intenses en voyant que la jeune humaine était réchauffée. Elle tremblait toujours légèrement à cause de ses jambes découvertes et du froid glacial qu'il devait faire dehors mais ses lèvres avaient perdus de leur teinte bleutée et emmitouflée comme elle l'était dans le manteau que Garett lui avait acheté, elle semblait aller beaucoup mieux que quelques minutes auparavant dans l'uniforme de son école.
    Garett fut de nouveau tiré de ses réflexions par la voix de la jeune humaine en question, le ramenant à la réalité. Elle voulait des réponses.. C'était assez compréhensible. Il devait bien lui expliquer son comportement. Décidément Garett avait le don pour se mettre dans des situations impossibles. Il devait vite trouver quoi lui répondre.
    Il ne voyait qu'une solution, lui dire une partie de la vérité. Peut-être s'était-il un peu attaché à elle pendant tout ce temps où il avait tenté de lui sauver la vie. Peut-être était-ce cette espèce d'amitié qui le poussa à lui dire ce qui allait suivre.. Si on lui avait dit qu'il serait amené à dire ça à une humaine aujourd'hui, il n'y aurait jamais cru. Et pourtant.. Il lui répondit donc, légèrement embarrassé, se rendant bien compte que ce qu'il était sur le point de dire pouvait être très mal pris..


    - En effet, vous avez raison.. Vous dégagiez quelque chose qui m'était malheureusement insupportable..

    Il avait un peu hésité sur le terme "dégagiez", sachant très bien que la jeune humaine pourrait mal le prendre mais quitte à l'admettre, autant lui dire la vérité jusqu'au bout - ou du moins presque ! -. Il ne lui avait pas dévoilé grand chose au fond, et pourtant il sentait déjà la culpabilité le ronger intérieurement, comme s'il avait trahit un secret. Il priait pour que la jeune femme ne pose pas plus de questions même s'il ne croyait pas vraiment lui-même.
    En effet, quand on dit ça à une jeune femme, elle va être encore plus intriguée, voire en colère et il n'était pas encore sorti de l'auberge, loin de là pensait-il même. Il commençait déjà à se maudire d'avoir dit ça.
    Il cherchait à tout prix un moyen de dériver de nouveau la conversation et une idée bien naturelle lui vint alors à l'esprit. Il lui avait dévoilé ça, alors qu'ils ne se connaissaient pas du tout, à vrai dire, il ne connaissait même pas son nom ! Un peu paniqué, il ne prit pas le temps de réfléchir plus amplement et lui lança d'un ton un peu trop enjoué pour être naturel :


    - Au fait je m'appelle Garett, et vous ?

    Et dans un geste si naturel, il lui tendit de nouveau la main. Oubliant par la même occasion que sa main était toujours aussi glacée et que cela ne ferait que raviver la curiosité dans l'esprit de la jeune humaine. A ce moment là, encore une fois, il avait un peu paniqué et avait agit sans vraiment réfléchir auparavant. S'il avait pris ne serait-ce que deux secondes pour y réfléchir, jamais il n'aurait fait quelque chose d'aussi stupide. Mais trop tard, le mal était fait.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Invité le Sam 9 Mai - 14:08

Elle dégageait quelque chose qui lui était insupportable… La première réaction, logique et très humaine, qu’Alexandra pouvait avoir fut de baisser la tête et de tenter de définir son odeur. Finalement, ça ne pouvait être que cela le problème, après tout elle n’était peut être pas normal à ce niveau là. Peut-être qu’elle avait une odeur particulièrement désagréable et qu’on ne lui avait jamais dit. Ou alors c’était juste temporaire et que c’est pour cette raison qu’on ne lui avait jamais fait la réflexion avant. Elle chercha à retracer le parcours qu’elle avait fait dans la journée, pour tenter de déterminer où elle avait pu chopper une odeur qui pouvait paraître si désagréable. Mais ne trouvant pas de réponse, elle haussa finalement les épaules et fit un léger sourire à l’homme qui se trouvait en face d’elle. En fait, elle ne voyait qu’une seule chose à répondre a cela.

_ Je suis désolée.

Le pire c’est qu’elle était sincère dans ses excuses, elle s’en voulait de l’avoir déranger de cette manière. Parce que c’est bien elle qui était le problème au final. Et si maintenant elle ne le dérangeait plus, ou moins, c’était sûrement parce qu’ils se trouvaient en plein air et qu’elle avait un nouveau manteau sur le dos et que cela devait permettre de couvrir un peu cette odeur qu’il semblait ne pas apprécier. Même que si ça se trouve, il lui avait filé le manteau pour cacher cette odeur et non pas par soucis de froid. En fait elle ne savait plus vraiment quoi penser à ce moment précis, mais au moins elle avait une réponse. Et maintenant, elle s’imaginait que si il avait été réticent à lui répondre c’était sûrement pour ne pas la blesser dans son amour propre ou un truc dans le genre. Alors bien sûr elle aurait pu insister pour savoir ce qui le dérangeait exactement, mais est ce que cela servirait vraiment à quelque chose ? La seule chose qu’elle pouvait faire, s’était de trouver un hôtel se payer sa chambre et prendre une douche pendant au moins trois bonne heure d’affilée.

N’empêche que, contre toute attente, il se mit soudainement à se présenter. Cherchait-il à éviter le sujet pour ne pas avoir à la blesser plus que cela ? C’est en tout cas la pensée qu’elle eu. Enfin, ceci étant dit, elle était loin de se sentir franchement blessé par la remarque qu’il avait faite. Elle préférait même le savoir pour éviter que ce genre de chose puisse se reproduire avec quelqu’un d’autre. Du coup quand il tendit sa main, c’est sans réfléchir une seule seconde qu’elle fit de même avec un grand sourire. Sourire qui fini par disparaître brutalement au moment où ses doigts effleurèrent la peau de celle de Garett. Un frisson parcoura le bout de ses doigts pour finalement se répandre dans tout son corps. Elle n’avait même pas serré la main de l’homme, qu’elle avait déjà retirer la sienne. Ses yeux plongés dans celui de l’homme, un tas de choses lui traversaient l’esprit.


_ Comm…

Ce début de question resta coincé en travers de sa gorge. Comme si le fait qu’elle dise à voix haute son questionnement allait devoir lui faire admettre que quelque chose de bizarre faisait rage chez cet homme. Rien que de le touché, elle avait froid. Comment pouvait-on être aussi froid ? Si elle commençait à croire qu’elle s’était imaginée cette froideur la première fois, elle ne pouvait plus vraiment en douter à ce moment présent. Ok, peut être que c’était parce qu’il faisait froid dehors, mais atteindre à un tel degré de froideur n’était pas humain. Enfin, si, lui était humain, enfin, ça pouvait pas vraiment de doute, si ?! Mais le corps a besoin d’une certaine température moyenne, et elle pouvait parier toutes ses économies –ce qui représentait déjà bien plus que la plus part des ménages- qu’il se trouvait en dessous. Alors, ok, il fait froid dehors, mais pour avoir la peau à cette température, il faudrait normalement qu’on soit en train de grelotter ou un truc dans le genre. Lui non, il semblait parfaitement à l’aise dehors. D’ailleurs, elle se souvenait l’avoir vu mettre son manteau de manière un peu distraite, comme si le faisait par obligation et non par nécessité. Et puis, une bizarrerie en apportant une autre, elle se rappela de sa peau dure, et ne pu passer à côté de son teint blanc.

_ Gelée… Heu, non, je voulais dire Intriguée… Se frappant légèrement le front avec la main, elle se remit les idées en place… Désolée… Enchantée… Depuis le début c’est ce qu’elle avait voulu dire, mais d’autres mots étaient sortis à la place. Enfin, pour tenter de faire oublier cela elle se présenta à son tour. Alexandra Cr… Healt…

Elle avait passer sa vie à se présenter avec un prénom et un nom, et un peu déboussolée elle avait failli donner son vrai nom qui était à bannir de son vocabulaire. Mais comme elle devait rapidement faire oublier ce lapsus qui pouvait s’avérer dangereux pour elle, elle décida qu’il était tant d’attirer l’attention sur un autre sujet. Et pour que cela puisse fonctionner correctement, elle n’avait qu’une solution : Donner une de ses hypothèses. Après tout, ça sera tellement farfelue qu’il ne fera probablement pas attention au fait qu’elle est commencé par un autre nom de famille.

_ Ok, alors c’est quoi votre truc ? Vous dormez à longueur de temps dans un congélateur dans le but de solidifier votre peau ? Ou pour une toute autre expérience, parce que ça à l’air un peu dangereux quand même, non ?

Dormir dans un congélateur ?! Franchement, c’était vraiment d’un ridicule, mais il faut admettre que cela pouvait expliquer beaucoup de chose. Enfin, dans la mesure ou c’était possible, ce qu’elle doutait. Personne ne dormait dans un congélateur !

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Garett Sonam le Dim 10 Mai - 17:31

    Garett fut assez stupéfait d'entendre la jeune femme s'excuser de dégager quelque chose qui lui déplaisait au plus haut point. Il écarquilla les yeux. De plus, la jeune humaine commença à se renifler légèrement pour tenter de discerner l'odeur qu'elle pouvait bien émettre qui était si insupportable au jeune vampire.
    Garett ne put alors s'empêcher de rire et de sourire gentiment. Il ne voulait pas se moquer d'elle mais la situation était trop drôle pour qu'il puisse s'en empêcher. C'était bien une humaine, pas de doute. C'était ridicule, pour lui qui connaissait l'existence des vampires, qu'une humaine essaye de comprendre ce qu'il sentait de si désagréable avec un odorat aussi peu développé et surtout une tolérance bien plus grande à l'odeur du sang. Surtout, que lui même, ne le sentait presque plus.


    - Ne vous excusez pas. C'est à moi de m'excuser, c'est moi le problème ici.

    Il lui avait dit ça car de toute évidence, la jeune humaine pensant que le problème venait d'elle ce qui était complètement faux. Elle aurait pu agir de la même façon en étant entourée de milliers d'humains, elle n'aurait pas eu droit à la même réaction que celle de Garett. Non c'était de la faute du jeune vampire toute cette situation, de part sa nature la plus profonde et la plus inéluctable, sa condition de vampire assoiffé de sang humain malgré le régime végétarien qu'il avait choisit.
    Garett était toujours entrain de se maudire de lui avoir tendu sa main sans réfléchir ne serait-ce que deux secondes aux conséquences de son geste. Non, il avait oublié que sa peau était anormalement glacée et dure. Il avait tout oublié, trop occupé à essayer de cacher ses autres bizarreries. Quelle stupidité ! Il se maudissait intérieurement de n'avoir pas réfléchit un peu plus avant de lui prouver une nouvelle fois qu'il n'était pas normal, alors qu'il cherchait justement le contraire depuis le début.
    La jeune humaine ne lui sera presque pas la main et dés qu'il l'eut toucher, elle se mit à frissonner de manière très visible et très nette. Elle fit une tête extrêmement bizarre, comme si elle recommençait à prendre conscience que quelque chose n'était pas normal avec Garett ce qui n'était vraiment pas bon signe. La jeune humaine commença même à poser une question mais elle s'interrompit.
    Garett avait néanmoins comprit très clairement qu'elle se demandait "comment sa peau pouvait être aussi froide tout en étant encore en vie". A cette réflexion, le jeune vampire sourit tristement. En effet, il n'était plus vraiment en vie si c'était ça le problème.
    Il espérait à présent que la jeune humaine ne commencerait pas à formuler tout un tas d'hypothèses aussi loufoques les unes que les autres car elle pourrait bien finir par tomber sur la bonne et alors, ce serait l'enfer, pour tous les deux. Elle ne devait pas, mais il était tellement mal à l'aise qu'il n'osa rien faire. De plus, sa dernière tentative pour détourner le sujet avait été un échec assez cuisant, aussi il décida de juste attendre que la jeune humaine dise quelque chose en retour.
    Ce qu'elle finit d'ailleurs par faire, au grand soulagement de Garett. Mais quand il entendit ce qu'elle lui dit, il ne fut pas du tout rassuré. De toute évidence la jeune humaine était très "intriguée" comme elle lui avait dit. Intriguée que sa peau soit si "glacée". Elle finit néanmoins par réussir à se présenter à son tour, bien qu'elle sembla hésiter sur son nom de famille.
    Cela intrigua légèrement Garett, comment pouvait-on hésiter sur son nom de famille ? Peut-être qu'il l'effrayait tellement qu'elle ne voulait pas lui donner son vrai nom, histoire de ne courir aucun risque, on ne sait jamais sur qui on tombe dans la rue.. Ou alors la jeune humaine avait aussi un secret qu'elle ne pouvait pas partager. A vrai dire, vu que la jeune humaine, Alexandra, ne semblait pas vouloir s'enfuir à toute jambe, il supposa que c'était la deuxième hypothèse plutôt que la première. Ce secret l'intriguait légèrement, mais il n'osa pas lui demander. Après tout, elle ne lui avait pas encore vraiment tiré les vers du nez, donc pourquoi le ferait-il ?
    Tentant de lutter contre sa nature si curieuse et désireux de changer le sujet, de nouveau, il dit assez précipitamment, trop vu la tête que Alexandra fit après sa phrase.


    - Enchanté Alexandra !

    Il lui sourit gentiment, espérant de toutes ses forces que la jeune humaine ne lui poserait pas trop de questions. Heureusement elle semblait plutôt d'humeur à faire des suppositions débiles. Elle aussi visiblement voulait changer le sujet depuis qu'elle avait hésité sur son nom de famille, et cela fit sourire malicieusement Garett qui fut alors convaincu qu'elle cachait aussi quelque chose.
    Il écouta l'hypothèse d'Alexandra et ne pu s'empêcher d'éclater de rire après coup. C'était tellement ridicule, à côté de cette hypothèse, même l'existence des vampires paraissait crédible. c'était dire ! Il savait à peu près comment réagir face à ce genre d'hypothèse saugrenue, et c'était d'ailleurs dans sa nature donc cela ne lui posa pas problème.
    En effet, il fallait qu'il rigole absolument, voire même qu'il propose une hypothèse encore plus ridicule pour la forcer à abandonner ses réflexions au cas où elle finirait par tomber sur la bonne explication. Aussi il lui dit :


    - Non je vous rassure. En vérité je subit des expériences volontairement. Des scientifiques essayent de rendre mon sang solide voir si je survis.

    Il rit doucement, en pensant soudainement qu'en plus, cela expliquerait à la fois sa température peu élevée et sa peau si dure. Garett ne savait pas qu'il était si doué pour improviser. il rit de plus belle en y repensant.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Invité le Dim 10 Mai - 20:51

Une moue se dessina sur le visage de la jeune fille. Pourquoi se mettait-il à rire, alors qu’elle était en train de s’excuser d’être la cause de tant de tracas. C’était vraiment si drôle ? Croisant les bras contre elle-même, elle devait avoir la même tête qu’une enfant de 5 ans à qui ont a interdit de manger du chocolat pour pâques. Un peu vexée par cette réaction, bien qu’elle n’en ferait pas une maladie elle cherchait le moyen de faire comprendre son sentiment. Mais cette recherche fut vaine, car quand Garett s’excusa à son tour, Alexandra comprit qu’il n’avait pas ri pour se moquer, mais plus parce que la situation devait s’y prêter. Elle décroisa ses bras, se sentant un peu ridicule d’avoir eu ce genre de réaction. En même temps, fallait pas lui en vouloir, tout était bizarre dans cette rencontre, tout ce qui lui arrivait été toujours bizarre de toute façon. Enfin bref, il assura que c’était lui le problème, elle ne voyant pas trop comment. A moins d’avoir un odorat surdévelloper pour sentir des choses que personne d’autre ne sentirait, il n’y avait pas de raison que cela vienne de lui. Mais, la jeune fille se contenta d’un sourire navré, ne voulant pas polémiquer sur qui d’eux deux avait des raisons ou non de s’excuser.

De toute façon, le problème n’était pas là. Il avait beau être enchanté de la connaître –ce qui par ailleurs, était plus une formule de politesse qu’autre chose- elle n’en demeurait pas moins étonner par autant d’étrangeté chez un seul homme. A croire qu’il n’était même pas humain, tellement il était bizarre. Elle lui avait balancer une hypothèse sortie de n’importe où, dans l’espoir de faire oublier l’accrochage qu’elle avait eu avec son nom de famille, et elle ne fut pas vraiment étonnée de la réaction qu’il venait d’avoir. Rire. En même temps, est ce qu’elle pouvait vraiment s’attendre à autre chose ? Même elle, elle se trouvait ridicule d’avoir osé dire un truc de ce genre. Dormir dans un congélateur, non mais vraiment n’importe quoi ! Ce qu’elle était loin d’imaginer c’est ce qu’il allait répondre. Une expérience volontaire, pour voir si il pouvait vivre avec du sang solide. Le pire dans tout cela, c’est que l’espace d’une fraction de seconde elle y croyait. Bin oui, c’était tellement bizarre qu’elle était prête à accepter n’importe quoi comme explication. Mais, une fois que cette idée eu fait le tour de son cerveau, elle comprit que ce n’était pas possible. Alors, si elle se mise à rire ce n’était pas pour imiter l’homme face à elle, mais pour se moquer d’elle-même pour avoir pu croire une fraction de seconde à ce qu’il venait de lui dire.

Mais une fois ce cet éclat de rire lui fut passé, elle remit bien vite les pieds sur terre. Il avait donné une réponse improbable, ce qui impliquait qu’il n’avait pas apporté de réponse. Ce qui la laissait toujours avec ses interrogations. Et bien évidement, si il décidait de ne pas expliquer sincèrement les raisons de ces bizarreries, c’est qu’il avait quelque chose à cacher. Après tout, elle aurait très bien pu se contenter d’un genre de maladie super rare, ou un truc dans le genre. Mais ce qu’il venait de répondre était équivalent à la réponse qu’il lui avait donnée dans le magasin en lui disant un truc du genre « je ne vois pas de quoi vous parler ». Bref, il niait tout en bloc, ce qui laissait supposer un truc vraiment trop bizarre. Alors finalement, elle restait toujours au même point. Elle n’avait pas la moindre réponse. Et son esprit alla vagabonder du côté des supers héros de BD qu’elle lisait en cachette le soir. Après tout, c’est eux qui ne disaient jamais rien pour préserver leur secret. Sauf que, il y avait un problème avec cette théorie : Les supers héros, ça n’existent pas. Alors, elle laissa échapper un léger soupir.


_ En fait, vous ne me donnerez jamais d’explication, c’est ça ?

La question était rhétorique, elle avait cessé d’imaginer qu’il lui expliquerait pourquoi sa peau était si dure et froide, et son teint si blanc. Ne sait-elle pas promis de partir si elle ne venait pas à avoir d’explication. Bon ok, elle avait eu un semblant de réponse sur les raisons qui l’avait poussé à être si lunatique dans le magasin. Et encore, tout cela restait bien flou. Elle n’y comprenait rien, et moins elle comprenait et plus elle était curieuse. Supportant assez mal l’idée d’avoir à interroger un type qu’elle ne connaissait pas, elle s’imaginait que la meilleure solution était encore de partir. Il ne lui dirait probablement rien, elle ne cessera pas de l’interroger, bref ça allait tourner en rond pendant longtemps. Et puis, elle s’imaginait qu’elle préférait se faire ses belles théories dans son coin et, en l’absence de réponse, elle prendrait pour acquis celle qui lui semble le mieux. Après tout, elle était au Canada, repartait dans la journée pour Forks, les deux personnes n’auraient pas lieu de se revoir. Si elle partait maintenant en choisissant elle-même la raison de ces étrangetés, elle pourra peut être s’imaginer avoir vécu quelque chose d’extraordinaire. Puis, avec le temps elle oubliera. Ouais, c’était sûrement la meilleure solution. Gardant, de manière temporaire, pour acquis la dernière phrase de Garett, elle fini par répondre.

_ J’espère que votre expérience se passera bien pour vous.

Bien sûr, elle n’y croyait pas une seule seconde, d’ailleurs le ton qu’elle avait employé laissait apparaître un brin d’ironie. En relevant les yeux vers la route, elle finit par apercevoir un taxi, alors elle se déporta un peu plus vers le bords de la route et fit un signe de la main pour le faire venir. Est-ce qu’elle avait vraiment envie de partir ? Non, elle aurait souhaité des réponses, mais pourquoi s’acharner sur quelque chose qui ne viendrait pas. Et puis, dans le fond, il n’avait aucune raison de lui faire confiance. Est-ce qu’elle-même lui dirai pourquoi elle est ici ? Probablement pas. A partir de là, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Mais elle n’avait pas vraiment de raison de rester.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

Message par Garett Sonam le Dim 10 Mai - 23:44

    Garett fut très surpris, voire presque sidéré de constater que sa blague avait fait rire Alexandra, la jeune humaine. Il se rendit alors compte qu'elle n'avait pas rigolé une seule fois depuis qu'il l'avait rencontré. Certes la situation n'avait jamais été très drôle ni pour l'un, ni pour l'autre mais le fait est, que lui avait déjà rigolé plusieurs fois alors qu'il avait eu beaucoup moins d'occasion de le faire, surtout pendant tout ce long moment où il avait du se contrôler pour ne pas lui sauter dessus dans le magasin. En y repensant, un mince sourire se forma sur son visage, maintenant que la douleur était passée, il le revoyait comme une bonne anecdote à raconter une fois qu'il serait finalement rentré à Denali, tout du moins, une fois qu'il aurait tout raconté à Kate.
    En y repensant, il eu de nouveau l'angoisse de devoir lui raconter qu'il avait rencontré Ashley durant son séjour à Montréal et qu'il comptait bien l'adopter. Mais comment lui dire ça de façon à ce que la pilule passe mieux ? Cela semblait impossible. Il ne semblait pas y avoir une façon de présenter la chose bien meilleure que l'autre. Il allait devoir compter sur son improvisation face aux réactions de sa femme et sur sa confiance en lui - toute relative au passage ! -.
    Mais bien vite le jeune Denali fut ramené à la réalité par la voix de la jeune humaine, Alexandra lui disant d'un ton assez amer et avec une pointe de déception dans la voix, qu'en fait il n'avait jamais eu l'intention de lui dire quoi que ce soit. Il devait s'en douter, elle allait bien finir par s'en rendre compte et ce petit jeu ne pourrait pas durer éternellement. Il espérait néanmoins que la jeune humaine garde tout de même le manteau même si lui, n'avait pas vraiment respecté sa part du contrat.
    Il ne voulait pas qu'elle s'en aille en colère qu'il lui ait menti mais d'un autre côté, il savait pertinemment qu'il ne pouvait pas décemment lui raconter la vérité. Il devait faire un choix et celui était assez facile quand il y réfléchissait vraiment, juste l'espace de quelques secondes. Il ne pouvait vraiment pas lui avouer la vérité, surtout pour un prétexte aussi futile. De plus, il espérait que désormais qu'elle avait enfilé le manteau, elle ne serait pas assez têtue pour l'enlever sous prétexte qu'il n'avait pas respecter sa parole. De plus, maintenant qu'elle avait goûté au confort du chaud au lieu du froid glacial de Québec, elle ne voudrait surtout pas y retourner et elle garderait surement le manteau. De plus, ce serait un souvenir - bon ? - de sa rencontre avec Garett. Une espèce de preuve pour dire qu'elle n'avait vraiment pas rêvé et qu'elle avait bien rencontré une personne aussi étrange. A cette pensée, le jeune vampire sourit. Puis en repensant à ce que la jeune humaine lui avait dit, il acquiesça tout en ajoutant pour paraitre plus clair encore :


    - Non effectivement.. Désolé..

    Désolé, il l'était vraiment. Il détestait le mensonge plus que tout autre chose au monde mais d'un autre côté, s'il lui avouait la vérité, elle risquait sa vie et lui aussi. Alors il supposa qu'elle ne voulait pas vraiment connaître la vérité et que si elle savait ce à quoi elle s'exposait, elle préférerait ne pas connaître son secret. Il se rassura légèrement à cette pensée, même si l'idée d'avoir menti lui était toujours assez insupportable.
    Soudain Alexandra sembla sur le point de partir, elle dit des mots qui sonnèrent comme une conclusion à leur brève discussion. Elle avait de l'humour et Garett l'aimait bien au final, malgré le fait qu'il ait été sur le point de la tuer quelques minutes auparavant. Il sourit à cette réflexion et ne put s'empêcher de dire, ayant toujours le mot pour rire, et désireux de se faire pardonner.


    - Merci.

    Puis il repensa à l'hésitation que la jeune fille avait eu sur son nom de famille et ne put s'empêcher de lui faire une petite réflexion sur ce point là, pour bien lui faire comprendre qu'il avait bien noté son hésitation et qu'il savait qu'elle aussi cachait quelque chose et qu'ils étaient en quelque sorte, quittes.

    - J'espère que tout ira bien pour vous aussi, miss Alexandra Cr.. Healt je veux dire.

    Il lui sourit malicieusement tandis que la jeune humaine se dirigeait vers le bord du trottoir et appelait un taxi. Presque miraculeusement l'un d'entre eux s'arrêta près d'elle et Garett ne put s'empêcher d'applaudir légèrement pour souligner l'exploit. Il avait retrouvé tout son humour perdu dans le magasin.
    Alexandra monta alors dans le taxi, tandis que Garett ramassait le sac avec les affaires qu'il lui avait acheté. Il les jeta sur l'autre place passager juste avant de refermer la portière du taxi en lançant un clin d'oeil à la jeune humaine. Puis il s'écarta de la route en regardant le taxi démarrer puis s'éloigner dans les rues de Québec.

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Re: Brouiller les pistes [Garett]

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